Praxis Cumitatu

L'ancien blog Praxis Negra étant réactivé, le Comité informe que ce forum est désormais un simple atelier d'écriture. Les membres inscrits peuvent y proposer leurs textes en vue d'une publication sur Praxis Negra (en français) ou Tonu è Timpesta (en langue corse).


Atelier littéraire


Ne ratez plus rien ! Les nouvelles contributions s'affichent dans la colonne de droite de chaque rubrique. Vous pouvez également les lister en cliquant sur le lien " Voir les nouveaux messages depuis votre dernière visite", ci-dessus. Enfin, vous pouvez configurer votre profil pour être alerté lorsqu'un nouveau message est posté sur un sujet qui vous intéresse.

Sujet imposé : la transgression

Partagez
avatar
Dominique Giudicelli
Admin

Messages : 397
Date d'inscription : 28/02/2014
03032015

Sujet imposé : la transgression

Message par Dominique Giudicelli




Transgresser, désobéir, contrevenir ; aller contre ce qui semble "naturel", dépasser les limites.
On met le pied sur un territoire qui excite les imaginations et libère la fureur (de vivre ?). Ça devait être un festival !!
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

avatar

Message le Lun 9 Mar - 21:10 par Barbara Morandini

NTM!
avatar

Message le Lun 9 Mar - 21:28 par Dominique Giudicelli

Ah ! La transgression a titillé la tendresse du Maître !! Grand !
J'ai adoré la phrase de conclusion, Maman payée en retour de tout son amour...
avatar

Message le Mer 11 Mar - 17:51 par Karlheinz L.K.

Votre gentille histoire, Marco B., m'a fait penser à ça... Il semblerait que Bronsky Le Rat hante ces lieux.


 « Sans pitié ». Neuf lettres tatouées. Ce n'est pas la finesse qui prime en ce lieu, il n'y a aucune place pour le doute ici, aucun interstice, aucune fissure ; il faut rendre impossible toute pénétration de sa sphère, qu'elle soit intellectuelle ou physique. La prison. Sur son front : Sans pitié. Rien n'est impossible au fils de Caïn, rien n'est impossible à celui qui a tué son propre frère. Que tous ceux qui ne sont pas son frère se le tiennent pour dit. Ces lieux sont trop exigus pour que l'humanité y ait son entière place, il faut faire le tri et ne garder que le strict nécessaire. On se débarrasse du superflu, on jette la compassion et on oublie la pitié.

Quelle connerie, se faire tatouer sur le dos, les bras ou la nuque, cela n'a aucun sens ; graffiti cosmétique, guignolade de tantouze, pour lui c'est sur le visage et le visage seul qu'un tatouage est signifiant, au dessus des yeux, juste là où se porte immanquablement le regard, sur le front.
-Pourquoi tu baisses les yeux connard ?
-J'baisse pas les yeux.
-Si, t'as baissé les yeux et maintenant tu me regardes par dessus.
-Tu crois que tu m'impressionnes avec ta peinture de guerre à la con ?
-C'est pas fait pour impressionner trou du cul. Soit tu sais lire, soit t'auras jamais l'occasion d'apprendre.
-Va te faire foutre, toi et ta... Harghh ! Heuuu...
-Pas facile de finir sa phrase avec une lanière de tissu autour du cou enculé !
- Haaarrrrgggghhhhh... !
-Ta vie n'est rien, il est si facile de te la prendre. Tu t'es chié dessus raclure, tu vas partir vers le néant dans cette odeur de merde, la tienne. Crève charogne !
         
           Première épisode. Il y eut des témoins, de nombreux témoins et les circonstances de la mort de ce taulard firent vite le tour de la prison ; tour qui ne passa pas par la case maton, bien sûr. Sans Pitié l'était vraiment. Le doute est un luxe d'homme libre aimait-il à répéter. Quelques heures seulement après son enfermement il s'était fait tatouer sur le front ce message, il ne fallut pas plus de temps pour que cela devienne son nom.
           La rumeur, si souple et volatile n'avait eu aucun mal à se faufiler entre les barreaux et chacun sut vite pourquoi Sans Pitié était là. Assassinat. Fratricide. Mobile : aucun. Sans pitié, sans raison, par pure haine, par simple barbarie. Le corps recroquevillé et calciné du petit frère avait été retrouvé au bout de quatre jours, collé à la pierre, comme vitrifié. Jérôme, de 18 ans son cadet, avait été enfermé vivant dans le four à pain du village, au milieu des miches dorées et des braises incandescentes. Tout le monde savait bien sûr et personne n'était venu chercher son pain jusqu'à ce que Madame Mère Sans Pitié vienne extraire son petit dernier de cet Auschwitz miniature. Personne n’osa l'approcher, et sous les yeux de tout le village, elle sortit son fils, meringue brunâtre, membre après membre au rythme des jointures qui se désunissent. Il ne resta plus que la tête, craquelée et grimaçante, dernier vestige pompéien. Elle la prit entre ses mains ; du premier souffle entre ses cuisses à la dernière caresse entre ses seins. Le sang de cette mère avait coulé, répandu par son propre sang et les larmes qui coulaient sur ses joues n'étaient autre que des larmes de sang, du sang exsangue, du sang purifié au chlore fraternel.
           Les bogues de châtaignes que son frère lui avait fourré dans la bouche le faisait horriblement souffrir ; ses supplications, sa promesse de ne pas crier, de ne rien tenter n'y changèrent rien, là n'était pas la question pour Sans Pitié. Jérôme était paralysé, les épines qui perçaient ses joues faisant perler des petites gouttes de sang sur son visage contrit, gouttelettes que ce magnifique soleil d'automne faisait briller comme des rubis électriques. Dans sa gorge, le sang de sa langue lacérée et gonflée prenait une teinte sombre et ce fluide épais et visqueux, chargé de glaires, refluait par saccades vers ses narines. Toi aussi ton sang pue lui dit Sans Pitié, il pue parce que nous avons le même, et maintenant qu'il te remonte par le nez tu es obligé d'accepter cette vérité. Jérôme savait, avait toujours su qui était son frère, nul besoin de tatouage.
-File moi ta portion de gratin bâtard ! Un silence suivit, l'homme tendit lentement son plateau, puis le renversa, volontairement ou de peur, comment savoir.
-Putain, espèce de connard tu l'as fait exprès !
-Non ! J'ai pas voulu...
-Ta gueule ! Sans Pitié ramassa le plateau.
-Je.. je... non... arghhh....
-T'as plus rien à bouffer, fils de pute ! L'homme avait le plateau enchâssé dans la mâchoire, le sang coulait de ses oreilles, comme deux butées, elles donnaient l’impression d'avoir été conçues pour ça, « un arrêt plateau ».

           Deuxième épisode. Toujours autant de témoins, toujours autant de silences. Deux matons avaient pourtant directement assisté à la scène, mais rien ne filtra. Ils avaient probablement une famille ou tout simplement une petite paire de couilles à laquelle ils tenaient.
           Le corps sentait la châtaigne et le pain, le légiste retira les fruits rôtis de la bouche de Jérôme, il hésitait à en goûter une puis se ravisa, la tête penchée sur le côté semblait l'interroger, non sur le pourquoi, mais sur le comment. 300 degrés, absence d'oxygène. Brûlé ou asphyxié, ça changeait tout, souffrance contre ivresse. Le médecin ne put définir avec précision les causes de la mort, les conclusions de l'examen médico-légal restaient vagues et l'expression figée de Jérôme semblait en dire plus que tous les tests scientifiques. Brûlé vif, cela ne faisait aucun doute à qui posait son regard sur cette sculpture pyrotechnique.
-Bonjour m'man.
-Bonjour mon fils. Elle posa son regard doux de mère en deuil sur le front de son aîné.
-Maman, c'est toi qui m’as fait ainsi.
-Le Diable aussi doit avoir une mère.
-Je ne suis pas plus le Diable que tu n'es la Sainte Vierge.
-Mon fils, tu resteras mon fils. Jérôme n'était pas simplement ton frère et tu le sais.
-Tu as eu ce que tu méritais et si les choses ont tourné de la sorte c'est que ton corps était déjà corrompu. Tu t'es offerte à tous ces sauvages de Français et tes entrailles n'y ont pas résisté, elles m'ont engendré tel que je suis.
-La poésie n'a jamais été ton fort mon fils, mais tu en deviendrais presque lyrique.
-Jérôme était mon fils autant qu'à toi !
-Oui Joseph, c'était ton fils aussi. Plus personne ne t'appelle Joseph aujourd'hui, il ne reste plus que ces neuf lettres.
-Comment te punir mieux de la naissance que tu m'as donnée, comment mieux t'outrager qu'en reprenant ton ventre. Il en est sorti cette chose que nous appelons « fils » ou « frère », il en est sorti l’innommable.
-J'ai vendu la maison et les terres, mon fils, tout.
-Je ne sortirai jamais d'ici, tout cela n'a aucune importance.
-Non, tu ne sortiras pas d'ici, j'ai suffisamment amassé pour les acheter, les acheter tous.
-De quoi parles-tu, vieille folle ?
-Tous ces vauriens qui ne savent où regarder lorsqu'ils te croisent, je les ai tous achetés. Ta mort est programmée, la seule question est de savoir combien de viols il faudra pour arriver à bout de ton organisme satanique.
-Mais... tu imagines que ces tantouzes... tu t'imagines qu'ils oseront ?
-Je n'imagine rien et je vais te laisser avec ces trois gardiens, eux aussi ont eu un prix.

           Troisième épisode. Aucune pitié pour la petite poupée de chair qu'était devenu Sans Pitié. Les réserves de frustration, d'abstinence et de rancune étaient à leur maximum et Sans Pitié endura les assauts de trois blocs entiers avant de s'éteindre, l'entre-jambe proprement ouvert en deux et le visage inondé de foutre. Les hommes s'étaient relayés, finissant leur œuvre en visant du mieux qu'ils pouvaient sur la cible de neuf lettres qu'il avait gravé sur son front.
           Ce n'est pas la finesse qui prime en ce lieu, il n'y a aucune place pour le doute ici, aucun interstice, aucune fissure ; il faut rendre impossible toute pénétration de sa sphère, qu'elle soit intellectuelle ou physique. Sur la pierre brute et rugueuse que sa mère avait couché sur son corps elle avait fait graver ces neuf caractères : San'Pietà.
avatar

Message le Mer 11 Mar - 19:07 par Hubert Canonici

Ça arracherait la moustache à un imberbe, ça pue le porc brûlé, c'est cash...mais que chantez vous sous la lune les yeux en l'air ?
- Je suis le fils de Satan, je sais que papa m'enteeend !
avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:29 par liveriu

Ce qu'il y a de bien avec Marco B. c'est que dès qu'il ouvre un espace (je n'ose dire une porte..) tout le monde s'y rue et Karl a raison Mirvella repointe le bout de son nez et l'ambiance devient aussitôt toute torride. C'est bien.
il faut donc rebondir dans la même direction. On a déjà la cave du pavillon de banlieue, la taule de Clairvaux ou d'ailleurs, d'ailleurs si on filmait San Pietà je verrai bien Clairvaux, Béthune (c'est chou aussi) et dans le passé l'ancienne prison Saint Paul de Lyon aujourd'hui transformée en université (ouaf ouaf ouaf : à quand une centrale à Caraman ?). Bref beaucoup de lieux chics. Antoine va donc investir dans l'immobilier pour rentrer dans le nouveau ton du lieu.
bonne nuit ! les petits ! Pom Pom Pom Pom....
avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:34 par Dominique Giudicelli

Le texte de Marco ne doit pas faire oublier les autres ! Entre autres, le vôtre Liveriu, qui rappelle que le plus grand transgresseur fut sans doute Sade, et que la transgression n'est pas le crime mais la recherche de liberté.

avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:37 par Marco B

Exact, et il serait temps d'honorer Antoine comme il se doit. Cool
avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:39 par liveriu

Entièrement d'accord Dominique, mais puisque ça a pris de belles couleurs, pourquoi ne pas tenter d'explorer cette nouvelle direction ? Moi ça me vient bien, et je pense vous poster un truc d'ici demain, si tout va bien.
Car depuis le XVIIIe siècle on a fait des progrès dans la transgression, déjà on ne sait plus du tout ce que ça voulait dire et ça ouvre des opportunités gigantesques !
avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:41 par liveriu

Marco B a écrit:Exact, et il serait temps d'honorer Antoine comme il se doit. Cool
Je me marre.... Depuis quand les pavillons de banlieue se mêlent-ils de la vie des bonnes gens ? Il faudrait beau voir Simone comme aurait dit Hubert !
avatar

Message le Mer 11 Mar - 20:43 par Dominique Giudicelli

Il faut croire que la transgression a perdu de son sens depuis que nous sommes libres de Dieu, mais on ne va pas se plaindre de la liberté ! (Au fait, sommes-nous bien libres?)
avatar

Message le Mer 11 Mar - 21:11 par Karlheinz L.K.

J'attends Joseph Antonetti et Jean-Yves Acquaviva sur ce terrain... Marco B. a posé les jalons, Liveriu a raison, Antoine doit revenir chauffer son derche au dessus des braises Mirvelliennes.
avatar

Message le Mer 11 Mar - 21:29 par liveriu

Karlheinz L.K. a écrit:J'attends Joseph Antonetti et Jean-Yves Acquaviva sur ce terrain... Marco B. a posé les jalons, Liveriu a raison, Antoine doit revenir chauffer son derche au dessus des braises Mirvelliennes.
ça va chauffer, cher Karl, ça va chauffer !
avatar

Message le Mer 11 Mar - 21:31 par liveriu

Dominique Giudicelli a écrit:Il faut croire que la transgression a perdu de son sens depuis que nous sommes libres de Dieu, mais on ne va pas se plaindre de la liberté ! (Au fait, sommes-nous bien libres?)
vu le défi posé et les posteurs en attente, il n'est plus temps de penser, il faut cogner et fort pour que tout ça prenne vraiment sens ! quant à Dieu et à la liberté on va laisser ça aux ados dépassés par notre tribu...
avatar

Message le Jeu 12 Mar - 12:33 par liveriu

Pizza !
-« Tenez, Patron, déclara Antoine en posant sur la table une boîte  à Pizza, « voici le boulot de la première journée ».
Quoi ? Antoine travaille ? quoi ? Antoine livre des pizza ? quoi ? Antoine a un  patron ?
Cette révolution avait de multiples causes, qu’il serait trop long d’évoquer. Sachez seulement qu’Antoine, pour des raisons intimement liées à son activité permanente, avait déménagé ! Oui, oui, vous lisez bien, il avait dé-mé-na-gé ! et il avait même totalement changé de nationalité puisque désormais il était Albanais et répondait au doux prénom de Skandar, qu’il avait trouvé par hasard dans ses archives avant que de disparaître des écrans de son territoire.
Nous sommes à présent, et Antoine surtout, à Düsseldorf, édénique cité de la Germanie contemporaine. Rupture épistémologique de premier rang, Antoine avait répondu à une annonce proposant un travail dans une des innombrables boîtes de sécurité de cette douce agglomération teutonne, où les gavés de l’euro investissaient dans les immeubles les plus chics, mais demandaient d’être défendus contre les turqueries permanentes qui leur gâchaient leurs ingurgitations houblonnées.  Le secteur le plus développé de la Stadt était la sécurité, les nouveaux arrivants pourrissant la vie des anciens arrivés, avec leurs mêmes demandes, leurs mêmes désirs, et leurs mêmes objectifs : profiter, profiter, profiter, et emmerder le monde entier. Ils y étaient tous, les Albanais, les Serbes, les Roumains, les Slovaques, mais les plus nombreux restaient les Turcs, et les mieux organisés, c’était encore les Turcs. Donc l’adversaire du gavage, l’ennemi du gavé c’était le Turc, et, quand un boche se mêle d’avoir une tête de turc et que cette tête est turque en vrai, ça décoiffe, ça dérange, ça demande de la réaction, et donc de bonnes maisons en charge de la sécurité collective.
Antoine était en pré recrutement. Moment difficile, moment angoissant, mais pas pour lui, il savait qu’il allait être recruté, et que son salaire ne pourrait être que mirobolant au vu de ses compétences. Le Teuton était méfiant, et il lui avait demandé de faire ses preuves, chose à ne jamais demander à notre pingouin préféré, mais ça le Teuton houblonné ne le savait pas, ne pouvait même pas le savoir.
Le but de l’essai était de réussir un coup, au choix d’Antoine, au cœur de la tour Thyssen, surgie récemment des délires écolomodernistes d’un architecte fracassé à la coke et aux idées reçues. Gunther lui avait dit :
-« C’est là, tu cherches à entrer, et si tu sais revenir, tu me dis combien de temps tu as échappé à la sécurité du bâtiment ».
La tour, c’était 40 étages, verre et acier uniquement, qui offrait le must des réalisations du jour. Immeuble totalement autonome, fabriquant sa propre énergie, recyclant la totalité de ses déchets, avec piscines autonremplissables à chaque niveau et jardins potagers dans les sommets de la construction.  60 appartements, 800 m 2 chacun, cages de services situées au centre, permettant des dégagements lumineux aux quatre points de l’horizon, fenêtres autonettoyantes à incrustation d’écrans, bref, la totale pour les winners de la teutonnie. Et pour couronner le tout, le cocaïnomane ébréché avait décidé, - ça c’était une idée hype, de répartir les zones de l’ensemble en suivant l’architecture de l’anatomie humaine, plaçant les zones de service non pas en sous-sol, comme tous les débiles des siècles antérieurs, mais à mi-hauteur, et comme il avait du verbe, il avait appelé ces quatre niveaux intermédiaires, la tripe, Die Tripe, en souvenir d’une goinfrerie méditerranéenne qui l’avait fait gerber plus de quatre jours de suite, au cours d’un hiver précédent.
Et donc Antoine devait entrer, et rester le plus longtemps possible dans Die Tripe. Ce qui lui fut facile, car, tout le monde le sait, Antoine est un astucieux. Il avait observé durant plusieurs journées les allées et venues et avait vite repéré la petite Philippine qui sortait à heures fixes pour glaner de la saucisse dans les établissements dédiés de la Stadt. Et lorsqu’il eut bien noté la régularité de ses sorties, et surtout son invisibilité totale aux yeux des agents postés à l’entrée, il la cueillit délicatement au moment où elle entrait, la serra de près, comme s’il allait la sauter, et passa sans encombre le premier sas de la tour, les gardiens ne remarquant même pas que l’untergretchen était accompagnée, tellement ils avaient intégré les horaires de ses passages et l’inutilité totale de sa présence au monde.
Il l’avait accompagnée ainsi jusqu’à sa zone d’activités, et une fois entré, il l’avait prestement étranglée, sans même lui faire subir les derniers outrages, il savait que ce n’était pas nécessaire, puisque c’était sans aucun doute son destin quotidien dans les 800 m 2 du 33 e étage de cette belle tour Thyssen. Et c’était pour le patron qu’il était là, pas pour la servante, dont il se débarrassa sobrement en la jetant dans le vide-ordure recyclant qui se trouvait juste à la sortie de l’ascenseur de service.
Antoine entra. C’est vrai que c’était chic et beau, même si tous ces gadgets le gonflaient, lui qui aimait sentir la brise lui caresser son front pensif, lorsque le soir, fatigué de son rien-faire, il s’asseyait là-bas, pour regarder mourir le jour, la seule chose qui mourait hors de sa volonté, ce qui le mettait toujours dans un état de joie et de souffrance incoercibles.
- Was ist Das ? entendit-il derrière lui, et il se répondit à lui-même : « Petite fenêtre à grands carreaux »,
avant que de pivoter le bras en avant armé de son stylet familier et de l’enfoncer sans frémir dans la gorge du teuton interrogatif qui venait de sortir à poil de sa salle de bains.
- « Cucagna, se dit-il, je vais gagner du temps.
Antoine se saisit de la dépouille, la porta jusqu’à la cuisine, enfin ce que tous ces gens croyaient être une cuisine, mais l’avantage de ces horreurs modernes étant d’offrir de larges plans de travail, mot qui enchantait Antoine, et qui le fit se mettre illico  à la besogne.
Mais non, il ne s’est pas  pignolé ! la besogne c’était le nom qu’il avait choisi lorsqu’il pratiquait la forme la plus élaborée de son art, la découpe, l’éviscération, et la dislocation de l’être qu’il avait d’abord soigneusement vidé de son sang pour agir avec le moins de désagréments possibles. Et le teuton tout nu était une aubaine, car il était gros, il était gras, il sentait bon  la bière et le saindoux, il était totalement à jeter, et cela prit un certain temps de le mettre à la découpe, et de sélectionner les meilleurs morceaux, le foie, le cœur, un peu de poumons, pour orner la pâte pré cuite qu’il avait découverte dans le panier de la malheureuse, désormais automatiquement dissoute  et réduite à une poudre fertilisante qu’un monte-charges automatisé, avait déjà apporté aux jardiniers du toit de la tour.
Antoine avait vu juste, et bien nettoyé, le teuton permettait de faire un plat de première qualité. Pensez ! Sur un lit de lamelles de foie, naturellement parfumées à la bière, il avait disposé quelques lanières de poumons pour sertir les quatre parties de son fond de pizza, à l’intérieur desquelles, il avait disposé en alternance, des morceaux égaux de couilles, et de cœur, la blancheur de la couille et la rougeur du cœur faisant un contraste esthétique du plus bel effet.  « - En fait c’est une tomate-mozza, comme là-bas se dit-il, en poursuivant sereinement sa tâche .Pour accueillir la déco finale, il avait soigneusement rincé l’intestin grêle du subséquent tronçonné, l’avait monté en serpentins  réguliers, qu’il avait fait tenir sur une base de vertèbre lombaire, délicatement tirée de la colonne du désormais déchet. Et c’est là-dessus qu’il avait placé, de part et d’autre de la  section centrale, les deux yeux du teuton, en guise d’olives vertes, pour que le plat affiche un équilibre de matières et de couleurs, digne d’une création gastronomique parfaitement aboutie.
Et voilà pourquoi nous avons tous bien lu,
-« Tenez, Patron, déclara Antoine en posant sur la table une boîte  à Pizza, voici le boulot de la première journée. »
avatar

Message le Jeu 12 Mar - 20:19 par Hubert Canonici

Ça m'a inspiré, j'écris une histoire avec un cousin éloigné d'Antoine. OOh ce cher Antoiiiine.
avatar

Message le Sam 14 Mar - 14:55 par Hubert Canonici

Ils me foutent des boutons avec leur esprit du 11 janvier, la chatte béante de leurs mères !

Il y a une mer d'huile aujourd'hui. Elle semble belle cette croisière - encore faut-il tolérer ses semblables - moi je n'ai qu'un credo, la "haine pour tous".

De ma cabine sous-marine je fixe un requin dans les yeux à travers le hublot, c'est ça que j'aurais aimé être: une machine à tuer, ingurgiter, procréer.

Et là, la haine me monte au ciarbellu plus vite que Brigitte Lahaie se fait fourrer l'barbu - ce soir je place les explosifs et je me barre dans un canot de survie avant le grand boom, c'est le but de ma croisière.
Tous ces passagers de merde, ces bouffis avec leur accent pointu et leur peau rouge comme un gratte-cul - des radins chroniques, ils geignent dès qu'ils doivent dépenser un centime - ils sont lourds - il faut les voir sur les ponts participer à des animations à la con à faire roter un raffiné par le cul.
Je vais leur régler leur compte à ces mollusques décérébrés - qui se jètera à l'eau sera bouffé par les requins tel un calmar en divagation - quant à moi, j'adresserai un courrier bien senti à cette compagnie d'escrocs de youpins, ils n'auront qu'à écouler des stocks de pantalons à une jambe pour bien m'indemniser, ils ne sont bons qu'à ça de toutes façons, si je chiais dans leur Kippa de sioniste, ils seraient encore capables de la vendre une fortune en disant - Moïse y a purgé sont pot à merde !

Après j'irai en Corse chez mon cousin Antoine, dans cette île d'attardés consanguins et complexés - c'est un type bien lui, un raffiné comme moi - il ne fait pas les choses à moitié - quand il dépèce une salope le samedi soir il rend un travail propre - pas comme ces abrutis de jeunes d'aujourd'hui finis à la pisse tiède qui ne terminent jamais rien.

Je déambule en villégiature dans les cales inférieures, histoire de repérer l'endroit où placer les 40 kilos de charge - Hollande, avec sa face molle, sortira son pupitre "hommage" et dira aux blaireaux ce qu'ils veulent entendre, que se sont ces étrons halals de Daech ( leurs alliés stratégiques en réalité ) qui ont fait le coup - il y aura bien un passeport de Mouloud flottant à la surface pour le prouver, c'est qu'elles sont biens rodées ces vermines des services secrets...

Je remonte et tombe nez à nez avec une vieille fille aux joues enflées - elle doit faire de la rétention d'eau, ou elle a une hérédité chargée - ou les deux à la fois.
Le fait est que sa face de hamster m'excite, j'imagine ma queue entre ses meules dans sa bouche, avec des bruits de succion mouillés - fourrer ma main dans sa chatte pendant qu'elle me pompe en bon uniforme.

Elle est hollandaise et n'est pas farouche, elle est partante pour me sucer dans ma cabine - c'est comme si j'avais un orchestre symphonique dans les couilles et un canon teuton prêt à réduire une ville entière en gravats.
Elle sent la transpiration mêlée au Savon de Marseille, ça me phéromone les sens, ça m'a toujours excité les demi moches, j'en peux plus, je lui arrache son haut, elle glousse d'excitation, sa jupe n'est pas encore à ses chevilles que deux de mes doigts trifouillent son anus.
Elle me pompe en succions exemplaires, comme j'en rêvais - ma main entre dans sa chatte comme un pied dans sa botte. Je lui mord la joue jusqu'au sang, elle aime ça - quel beau tromblon tu fais ! que j'lui dis - merci beaucoup ! qu'elle me répond - je lui empoigne la tête pour être sûr qu'elle avale entièrement la terrible décharge qui monte - GLOUUUURB GLOUUUUURB ....
C'est une bonne compagnonne que j'pense, je vais peut-être lui faire une place dans mon canot de survie - elle me regarde avec des yeux couleur flaque boueuse - je t'aime ! - ça ça me débecte, et puis une fois que j'ai déchargé, les sentiments ! - tu te prends pour CHI NI, fesses molles ? - je la saisis par la tignasse et lui balance un grand coup de genou qui lui éclate le nez et les lèvres - je vais te saigner comme une truie ! Tu vas voir c'est pas désagréable quand c'est fait par un artiste !

Ça va me permettre de me faire un peu la main, dès fois qu'Antoine me demande de l'aider à tuer un porc pour charcuter, ils aiment la macagnà ces paysans incultes de corses - ma lame entre sans trop d'efforts dans sa gorge et tranche sa carotide - l'entaille est nette, on distingue bien les différentes couches de l'épiderme et les adipocytes de graisse brune - ça coule sévère - je lui fais des bisous sur le front, elle me dit qu'elle m'aime, je la crois sincère désormais - je verse une larme, ça me fait du bien et me rappelle que je suis bon et raffiné.

- Adieu mon doux tromblon ! Les soirs de misère je me branlerai en pensant à tes baveuses succions !

Elle part heureuse.

J'attache mon canot de survie à une longue corde, je déroule lentement jusqu'au contact avec la mer, je fixe solidement la corde à la rambarde - une vieille snob enchapeautée passe en me fixant, éberluée comme si elle voyait les frères Kouachi sortir par sa chatte desséchée.

- CHI NI ???

- Hûû !

- Dégage ni !

Elle disparaît à pas feutrés et rapides vers l'antichambre de sa mort.

Je descends par la corde, mes bras sont en feu, putain d'acide lactique - faudrait concentrer tout l'acide lactique du monde dans la bite fripée de ce porc sans cou de Strauss Khan - avec ses yeux de bovidé qui aurait un plug anal vissé dans le fion.
Arrivé à hauteur du canot de survie je tire sur la poignée - il gonfle en quelques secondes - j'entre et détache la corde - je m'éloigne - d'ici quelques minutes je déclencherai l'explosion et savourerai un spectacle grandiose - à faire pâlir toutes ces cloches ayant fait la queue pendant des heures pour voir "Titanic".

J'ai de la chance, c'est la pleine lune et la nuit est étoilée - je mange quelques Pépito puis déclenche l'explosion - le spectacle est magnifique - le bateau a tressailli, le souffle l'a ébranlé - j'entends des cris de panique semblables au vrombissement d'une ruche en proie aux flammes - le bateau boit l'eau qui le portait, il se soulève dans un cri de fureur et d'acier - les reflets dans l'eau sont somptueux - des requins écartèlent les nageurs - ces fantômes des profondeurs relient ciel et mer dans un bouillonnement rouge vif -
mon IPhone immortalise ces instants surréalistes, ça plaira à Antoine, lui qui ne sort que trop rarement de sa tanière - le bateau pique du nez et disparaît comme s'il n'avait jamais existé - exactement notre sort à tous, vous branlez pas le cerveau, votre trace sur terre sera volatilisée comme les traces de pneu du slip kangourou de Depardieu après son passage à la machine à laver.
Une table de salon retournée arrive vers mon canot - un homme râle en rotant du sang - il lui reste deux moignons en charpie - pas de bras, du chocolat ! - ni une ni deux, je lui fourre un Pépito dans la bouche, ces moignons papillonnent créant un ballet de lambeaux - je le prends à coups de rame, il tombe et coule à pic.

Au premières lueurs de l'aube un bruit de moteur me réveille, plusieurs bateaux et des hélicoptères prospectent.
Je suis l'unique rescapé, un héros !

Les autorités me demandent si je n'ai rien vu d'anormal à bord avant l'explosion, genre des personnes d'un certain type - oui ! J'ai vu une personne suspecte à la peau sombre ! ( il n'y avait pas un nègre à bord, que j'me dis )

- De type africain ?

- Oui c'est tout à fait ça ! Je discutais avec une gentille hollandaise d'Hamster dame, vous pourrez lui demand... Huoin huoin ! C'est vrai qu'elle est morte !

- Monsieur ne vous inquiétez de rien ! La cellule psychologique est en route ! Alors, cette personne de type africain ?

- Oui, il chantait comme ça:
Allah claire croisière allant me faire sauter, je vois les infidèles, ces souchiens vont crever !
J'ai pensé qu'il devait faire partie des grosses têtes version Bwana, sans racisme ni amalgames de ma part, oh mon dieu !

- Votre collaboration nous est très précieuse monsieur !

Quelques semaines plus tard je suis convoqué par les services secrets - je vois bien le manège, je sais qu'ils savent que je sais ce qu'ils veulent entendre - d'ailleurs ils me donnent une coquette somme d'argent pour ma contribution à la lutte contre le terrorisme - je leur dirais être le coupable qu'ils m'offriraient des chocolats - je dis reconnaître le nègre à la morgue - il était déjà congelé avant l'explosion du navire - ils me disent que cette viande froide était liée à Coulibaly - Hollande va sûrement grappiller des points dans les sondages, j'ai jamais compris ça - les assurances m'ont donné 200 000 euros comme les services secrets - ce soir je vais boire un bon whisky avec glaçons digne de ceux d'Antoine, je vais lire les élucubrations des auteurs de Praxis Negra - demain, je pars pour la Corse.
avatar

Message le Sam 14 Mar - 17:52 par liveriu

c'est bien Hubert, mais si Antoine se met à avoir des disciples, ça va guincher dans les pavillons de banlieue !
avatar

Message le Sam 14 Mar - 23:22 par Dominique Giudicelli

Ouch, Sainte mère Maquerelle merde de dieu, ça souffle sous le vent du Canon ici !
avatar

Message le Mer 18 Mar - 14:07 par Francesca

Eranu ingrandati è i so ghjochi cambiavanu. E bracciute, quand’elli li appughjavanu e duie spalle in terra, ch’ella ùn pudia più resiste à a forza di i so dui mascaroni di fratelli, avianu pigliatu un giru novu, chì a frasturnava appena.

Melissa si dicia ch’era nurmale, tuttu nurmale, ghjochi niscentri trà fratelli è surelle. Ma era quantunque disturbata, in u so core, ùn si sentia più sicura di ciò ch’era nurmale, bè o male. Ùn sentia più issu spiritu liberu di a zitellina, cum’è quand’ella ridia spenserata luttendu cun elli,  senza pensà chì forse, forse, « ùn ci vulia ... ».  
Sta volta Antone era sopra à ella è ùn si n’andava, s’era messu à zozzò nantà u so corpu, si strufinava contru à ella è u so visu era rossu inciappatu. I so ochji lucicanti ùn avianu più listessa spressione, u so surrisu era stranu, stortu da qualcosa ch'ella ùn capia micca.

Una stonda u so fratellu li parse un stranieru, o peghju, un nemicu cù un sguardu d’assassinu.
A mamma era rientrata à bon’ora è avia mughjatu subitu : ma chì faci o Antò !? Lenta subitu a to surella ! Ella avia puntatu u fratellu è s’era messa à l’ascosu in camara soia. A l’ascosu di chè ? Chì era stu periculu ch’ella risentia è chì li facia sente in corpu?  

Antone avia ricumenciatu, o di e volte era Massimu à chjappà la, è parechje volte s’era battuta per liberà si ma a tenianu forte, appughjavanu guasi à assufucà la è avianu quellu surrisu stumacosu in bocca. Più andava più a zitella si pigliava di peura, si dicia ch’un ghjornu ùn la cappierebbenu micca.

A so surellone Anna era cambiata anch'ella. Ùn ghjucava più cù Massimu è Antone  à e bracciute, si tenia luntanu da elli è i leticava s’elli s’avvicinavanu. Ùn ridia più. Si chjudia in camara. E surelle ùn si cuntavanu più e so piccule pene di core nè i so secreti. Anna paria andata nantu à un’antra pianeta. E s’ella vidia à Melissa ghjucà cù i masci, ghjunghjia subitu à caccià la da e so mani è i mughjava, minaccenduli di « palisà tuttu ». Ma chì avia po da palisà ?

Una notte, sò ghjunti tramindui, silenziosi. Si sò avvicinati da u so lettinu è u lume debbule di a so lampana di notte schjaria male u so visu è cù l'ombre di u so surrisu à ella li parianu demonii.

Massimu li parlò cù una volce troppu dolce ch'ùn la rasserenava manc'appena. Li dava u fretu in u spinu : « ùn t’inchietà, ùn ti feremu micca male. Sì una zitellona, avà, i fratelli devenu amparà a vita à e so surellucce »
Ma di chì parlava ? Melissa si lampò per arrizzà si, u so core facia i salti in pettu. N’era sicura sta volta, sti « ghjochi » ùn eranu « nurmali » è i so fratelli eranu diventati i so peghju nemichi da veru, micca per ride.
Massimu a chjappò pè i capelli, li messe a manu nantu à a bocca dicenduli di stà bassa è tranquilla, chì ùn ci vulia à discità i parenti o elli cunterianu à a mamma ch’era ella à circà li sempre durante i so ghjochi, per fà cose brutte. È cuntinuvava : « ci ringrazierai un ghjornu, perchè saperai cumu ci vole à fà cù l’omi. Lasciati fà è scuprerai a più bella cosa di a vita. »

Ma à ella ùn li paria ch’elli priparessinu qualcosa di cusì bellu, trimava di tutta a so persona, aprendu ochji spaventati chì i supplicavanu di parte, senza riesce à scumoveli. Sempre avianu quellu surrisu...
Mentre ch’ellu parlava Massimu, Antone l’avia spugliata è stracquata in lettu. Disse anch’ellu : « lasciati fà. Hè cusì trà fratelli è surelle. Un ghjornu ci vole à amparà a vita, tocca à noi di fà ti cunnosce issi affari »
“Avà mi pigli in a to bocca, è ti mustreraghju cumu chì ci vole à fà. S’è tù sì bella brava cù noi, ti deremu a mubiletta, perchè Massimu n’hà da cambià. Hà ecunumizatu per quessa.»

A mubiletta ! È chì n’avia da fà ella di a so mubiletta merza! Bastardi ch’elli eranu  tramindui !
Melissa chjappò u bastone di carne, ch’era digià bellu sticchitu, è li sciaccò una murzicata secca secca, chì non solu i parenti  ma u casamentu sanu fù discitatu da i mughji di Antone è prestu di Massimu, ch’ella ringraziò di e so lezziò di bracciuta cù un calciu  bè tiratu à mezu à l’anche.


Dernière édition par Francesca le Mer 18 Mar - 19:24, édité 2 fois
avatar

Message le Mer 18 Mar - 14:22 par Francesca

je sais, pour certains, il faudrait que je traduise..
Ppfffouuu
avatar

Message le Mer 18 Mar - 16:28 par Dominique Giudicelli

De la traduction, je n'en ai pas besoin, mais j'aurais aimé connaitre la suite, la réaction des parents par exemple...
avatar

Message le Mer 18 Mar - 18:39 par Francesca

bah il faut ll'imaginer. Ecrivez-la Dominique Smile
avatar

Message le Mer 18 Mar - 18:47 par Dominique Giudicelli

Bonne idée ! Pourquoi pas... Mais en français alors... je ne possède pas le corse aussi bien que vous, hélas, surtout à l'écrit.
avatar

Message le Mer 18 Mar - 19:17 par Francesca

bien sûr, pourquoi pas en français. A vrai dire j'avais une autre fin...je dirai plus tard.
avatar

Message le Mer 18 Mar - 19:20 par Marco B

J'aime beaucoup ce texte de Francesca, qui nous éloigne définitivement de ce que le Riacquistu a pu avoir de plus con.

Des fois, jusqu'à la chute je dirais, j'avais l'impression de lire un texte du Juge. Ces bien sûr un immense compliment.

Maintenant si je peux donner un petit point de vue critique, j'ai juste deux restrictions :

1 ) En quoi est-ce transgressif ? Le rapport entre frères et soeurs n'est-il pas toujours celui-là ? (Non, ça c'était pour déconner, bien sûr, ce qui ramène cependant mes restrictions à un seul point).

2. Non, c'est la fin que je n'aime pas. Je trouve que, peut-être, ça ramène quelque chose de moral à un texte qui n'en a pas besoin. Je sais pas si tu es d'accord avec moi, Francesca, mais je trouve que le texte serait plus fort, plus dérangeant aussi, si Mélissa trouvait dans cette expérience matière à révélation. Comme si les démons avaient réussi à s'emparer de son âme, quelque chose comme ça.

C'est peut-être juste - à mes yeux - une histoire de césure avant la fin... à réfléchir.

En tout cas bravo, j'adore jusqu'à la chute.

Message  par Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Lun 11 Déc - 21:48