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Sujet imposé : la colère

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Dominique Giudicelli
Admin

Messages : 397
Date d'inscription : 28/02/2014
22122014

Sujet imposé : la colère

Message par Dominique Giudicelli

Nous avons jusqu'à la fin de l'année pour dévaster le monde de notre colère. Ou nous faire pardonner ce péché... ?
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Message le Mar 23 Déc - 15:22 par Sylvie Viallefond

Penser colère, c'est penser à elle.
Nécessaire à la diversité sociale, comme les mycoses, les vers et les prions le sont à la diversité biologique, elle est posée là au monde, bien plantée sûrement heureuse de son sort.

Foutue comme une buffet de cuisine, en deux morceaux, et quels morceaux... Elle a du être gracieuse quelques mois, au sortir de l'adolescence, le temps d’appâter un mâle et d'être fécondée.
Sa vie de femme se limite à des toilettes intimes munie d'une poire à lavement, c'est triste et hygiénique, comme elle a du vivre son sexe.

Le teint laiteux des gens qui dorment pour tout loisir, se reposent et s’économisent pour durer, continuer à faire chier le plus longtemps possible, elle regarde la télé pour voir les gens vieillir, les pauvres mourir dans des tremblements de terre, et le moyen orient se détruire en bouillie humaine, aussi antisémite que raciste, elle est au point d'équilibre.

Il n'y a pas que des pauvres vieux esseulés entourés de proches lointains, ingrats, il y a aussi des vieux cons qui sévissent depuis longtemps et pour longtemps alors que des gens biens n'ont pas le luxe de vieillir tant que ça.

C'est Noël, elle le passera certainement seule, ou pas. Elle arrivera bien à embobiner un ou deux bénévoles pour passer quelques heures, sidérés par sa solitude, bienveillants pour sa cruauté.

Sa haine a pu être assez forte pour porter malheur, le bonheur est si fragile que je le crois tremblant à tous les vents, même sa sotte sorcellerie.

Penser colère,  penser à une sorcière.

Message le Mer 24 Déc - 10:57 par EV

J'aime.

Message le Mer 24 Déc - 15:59 par liveriu

Rien n’avait été annoncé. Et personne, pas même Antoine n’aurait pu se douter de ce qui allait se passer. Comme tous les petits matins de l’hiver commençant, il s’était levé à l’aube, avait rallumé son feu, bu son café et s’était préparé pour sa sortie matinale, qui devait, comme souvent, le conduire à son bouge officiel, où comme il en avait l’habitude, il allait régulièrement s’alcooliser ayant décidé, comme chaque matin de l’hiver commençant, de se soûler lentement en méditant sur la connerie humaine.
Rien n’avait été annoncé et pourtant l’air vibrait d’une façon inhabituelle. Au lieu des petits cons cabrant leurs choppers avant d’aller faire déprimer leur bande de formateurs patentés en vacuités obscènes, au lieu des Cayennes et autres Suvs conduits par des pétasses pressées de se débarrasser de leurs progénitures, qui, à la crèche, qui, à la nounou, et qui à l’école, car certaines envoyaient encore leurs enfants à l’école, bien que tout le monde avait compris depuis longtemps que c’était un devoir inutile, il n’y avait personne. Et le silence n’était pas celui d’un jour férié, ce n’était pas celui d’un dimanche ordinaire, c’était un silence suspendu, en attente de quelque chose qui n’était pas prévu, de quelque chose que seuls les inconscients et les fous auraient pu prévoir, si les inconscients et les fous avaient encore eu  la force intérieure de se rendre compte que ce silence était une rupture, que ce silence était une information en lui-même, qu’il révélait quelque chose, quelque chose d’important, mais que personne ne pouvait percevoir, même eux les inconscients, même  eux les fous.
Antoine, lui, n’était pas inquiet, il n’était pas dérangé, il était un homme du silence, et il savait combien le silence est une beauté, combien le silence est une force, combien le silence est une vérité. Alors il choisit de ne pas rester comme toujours à l’intérieur du bar, mais, séduit par ce silence étrange, il prit la décision de sortir et de se mettre en terrasse pour mieux profiter de cette étrangeté.
Et c’est alors qu’il les vit.
Au détour de l’avenue un premier groupe de pères et mères de famille poussaient leurs engins dans un désordre bien organisé et remontaient vers le centre, sans un cri, sans un drapeau, sans un calicot. Non, ils s’étaient regroupés quelque part « sans doute à la gare » se dit Antoine, qui refusait philosophiquement de dépasser les frontières de sa rue et des ruelles attenantes ; ils avançaient ainsi en silence poussant devant eux un capharnaüm d’engins à roulettes,  certains en avait trois, d’autres seulement deux, certains avaient une capuche, d’autres des poignées recourbées qui les faisaient ressembler à des têtes de sauterelles. On apercevait même des vieux landaus à 4 roues, des trucs préhistoriques qui avaient été sortis on ne pouvait concevoir d’où. Les poussettes, et cela Antoine le remarqua immédiatement, étaient vides. Pas un enfant ne les occupait, non, ce n’était que des adultes poussant en silence devant eux des engins symbolisant leur statut, de ce qu’ils croyaient être leur vérité. Et cela plût à Antoine, ce délire soudain, cette folie silencieuse qui avait fait ainsi disparaître les choppers, les Suv et autre Cayennes du milieu de l’avenue.
Mais ces gens n’étaient pas seuls. Derrière eux surgit un immense cortège d’hommes et de femmes tout aussi silencieux, qui avançaient eux aussi, en ayant tous les mains cachées dans leurs poches, ce qui leur donnait une démarche d’oursons alcooliques, qui elle aussi, plût beaucoup à Antoine. Ils avançaient, serrés, ne se parlaient pas, ne se regardaient pas, non ils avançaient vers le cCentre, comme ça, comme des oursons alcooliques, et ils ne criaient rien, ils ne chantaient rien, aucun mégaphone ne venait les adouber, ils étaient là, derrière les poussettes vides, et ils avançaient, ainsi en silence.
Les yeux d’Antoine brillèrent furtivement, car il n’aimait pas être joyeux. Mais là, il avait compris, le jour rêvé qu’il avait depuis longtemps ciselé dans ses délires était en train d’arriver, et il n’avait rien fait, il n’en était pas la cause, il n’en était que le spectateur intrigué, commodément assis sur la terrasse de son bouge officiel. Il était d’ailleurs le seul spectateur, tous les magasins étaient fermés, tous les volets des immeubles étaient clos, il était le seul à ne pas faire partie du cortège, où il commençait à reconnaître les têtes des nombreux abrutis qu’il fusillait chaque matin de son regard, enfin chaque matin jusqu’à ce matin…
Il y avait dans ce cortège tous les habitants de la ville et même des têtes sorties des autres villes. Cette foule compacte et silencieuse, avançant d’un pas régulier vers le Centre, lui apparaissait comme un fleuve de lave sorti soudainement d’un volcan oublié. Mais le plus étrange restait le silence, un silence très particulier, une détermination forte, un engagement de tous ces gens, qui ce matin-là avaient choisi (c’était très intrigant aux yeux d’Antoine, comment tous ces gens qui ne se parlaient jamais avaient-ils eu la même idée en même temps ?) de se retrouver à la gare et de marcher en silence vers le Centre, en mettant des poussettes devant, en affichant leur force par le vide de toutes ses poussettes, et en réclamant dans un silence absolu, on ne savait quoi, on ne pouvait savoir quoi.
Dans les bureaux des administrations du Centre l’inquiétude grandissait. Les serviteurs de l’ordre, enfin ceux qui étaient de garde, car aucun de ceux du jour n’était encore arrivé, comme si la foule les avait empêché de venir prendre leur service, regardaient sur leurs écrans de vidéosurveillance ce mouvement imprévu qui occupait désormais toute l’avenue et qui s’approchait dangereusement ; les téléphones sonnaient tous en même temps, mais personne ne les décrochait, car il n’y avait personne pour les décrocher. Au cœur du Centre, là où toute la méchanceté du monde s’était confinée depuis longtemps, l’air vibrait d’une tension nouvelle, ce n’était pas le beau silence de la rue, c’était le grand silence de l’immense trouille, le silence agité de la peur qui avait envahi tous les espaces de la demeure du pouvoir.
Réveillé par un des gardiens de nuit, le chef du centre, avait appelé son chef, qui s’était bien gardé de lui répondre autrement que par un « gérez-moi tout ça comme il faut », ce qui voulait tout dire et rien dire, ce qui le faisait se retrouver ainsi dans une position épouvantable, il allait devoir prendre seul une décision, dont il serait le seul responsable (ça son chef le lui avait dit immédiatement).
Or tout le monde le sait les décisions des lâches ne sont jamais de bonnes décisions, et donc l’abruti impuissant, dont la moiteur du corps commençait à être perçue à l’extérieur (ça c’est juste pour dire qu’il puait parce qu’il s’était fait dessus), choisit de défendre le Centre, en plaçant des gardes en travers de l’écoulement de la foule. Et ce fut une erreur, et ce fut une faute, car comme l’eau en crue, il ne faut jamais rompre le cheminement d’une foule silencieuse, suivant de sa démarche d’ourson alcoolique plusieurs rangées de poussette vides. Et lorsque les sommations furent faites, lorsque les premiers tirs tendus vinrent déchirer le silence de la foule, c’est alors que tout commença, et que le grand bal de la colère du peuple fit irruption dans l’histoire de la cité qui n’avait jamais connu cela, et qui, au vu des ruines reconnues bien plus tard par des savants hébétés d’inculture et de médiocrité, n’était pas prête à le revivre une nouvelle fois.
L’émeute débuta par un hurlement collectif exceptionnel. Au lieu de fuir à cause de la fumée, les défilants se couvrirent rapidement le visage, enfilèrent les gants qu’ils malaxaient depuis la gare au fond de leurs poches, se saisirent des poussettes et les lancèrent vigoureusement contre les gardiens du centre qui reculèrent ; ils étaient habitués à des cocktails plus sournois, à des pierres plus tranchantes, à des poubelles en feu, mais rien dans leur entraînement ne les avait habitués à recevoir des centaines de poussettes jetées par une foule hurlante, foule de femmes et d’hommes déchaînés qui refusaient qu’on leur interdise de défiler derrière des poussettes sur l’avenue conduisant au Centre, lorsqu’on partait de la gare.
Antoine était sidéré. Il s’était levé pour se mettre à l’abri des projectiles mais il n’était pas parti, il faisait ce qu’il aimait faire : il regardait ; et il voyait ainsi progressivement la foule avancer et les gardiens reculer, et il vit les premiers rangs envahir le Centre et jeter par les fenêtres tout ce qu’ils pouvaient rencontrer, et il vit même voler une ombre, ce devait être l’abruti, mais comment savoir dans ce désordre insane, où plus rien n’avait de sens, sinon les premières flammes s’échappant des étages supérieurs. Le feu parti ainsi comme par hasard, la folie s’accéléra et désormais c’était une rivière d’incendies qui se déclaraient au cœur de toutes les maisons de la ville. Antoine comprit alors qu’il n’y avait plus rien à faire, sinon à saluer cette colère en y participant, et résolument, il se jeta dans la bataille, cette action à ses yeux ne relevant que d’une simple logique, que du simple désir de faire comme tous les autres, pour avoir, enfin, l’impression de vivre, et non plus d’exister.

Message le Dim 28 Déc - 7:58 par lovichi

La porte claque. Les murs tremblent. Peu épais. Comme ses deux enfants, son fils et sa fille, de six et dix ans dans les bras de leur mère encore apeurée. Soulagés de le voir partir. Moindre mal.

Oui, prendre le blouson accroché dans l'entrée et partir, s'éloigner. Éviter d'attraper l'un des trois pour frapper sur l'autre, éviter de voir ses enfants s'enfoncer dans le sol, petits clous martelés par ses cris. Au moindre prétexte. Comme une fourchette qui tombe sur le sol en carrelage bon marché. Vibration douloureuse sous son crâne. Parcours sous-cutané instantané et gestes incontrôlés, incontrôlables.

Il se connait mieux maintenant. Le croit. Il la sent monter, prendre ses quartiers, le découper, le taillader de l'intérieur. L'électriser aussi. Lui faire soudain ressentir l'énergie qu'il possède et qui ne lui sert pas à grand chose.

Sortir, s'éloigner le plus vite possible. Éviter de casser quelque chose ou pire, quelqu'un. Quelqu'un qu'il aime. Il s'en sait capable. L'a déjà fait. Une porte. En contreplaqué comme toutes les portes de ce HLM mal insonorisé. Le mur aussi en mauvais plâtre. Et de se péter le scaphoïde de la main droite. Et quelques mois de maladie. Mauvaise réputation à la clef. Convocation chez le directeur de l'école maternelle. Vos enfants sont apathiques, ne suivent pas en cours. La maîtresse a remarqué des bleus...

Alors il est dans la rue. Direction un bar où il n'a pas ses habitudes. Où personne ne le connaitra. Pas évident. Sortir de sa zone. A pied. La voiture est dangereuse dans son état. L'empire.

Emprise. S'en défaire comme il peut.

La fatigue. Il ne lui en faut pas beaucoup. Manque d'exercice. Et d'y penser ne le soulage pas. Ni surtout de sentir son cœur accélérer, d'entendre son souffle de plus en plus fort. Ni le froid qui le brûle lui aussi, la gorge, les poumons.

Il entre dans le bar PMU. Choc thermique.

Elle est toujours là qui le ronge. Il s'assied au comptoir. Le serveur est jeune. Rasé. Tatoué sur le poignet, une phrase, sans doute une citation inutile qui remonte le long de son avant bras, passe sous la manche retroussée de sa chemise.

Il le sont tous aujourd'hui. Plus rien n'a de sens. Quelle merde...

Quinze heures, l'heure du quinté. L'autre grand rendez-vous du dimanche. Il y a un peu de monde.  Deux chauves et trois tondus. Des vieux qui espèrent encore la fortune dans la poussière soulevée par les sabots de chevaux qui valent plus que ce qu'il ne gagneront jamais en une vie de labeur et de prestations sociales. Pas de femmes. De la fumée.

Il commande un whisky.

Il aurait aimé que quelqu'un rentre. Le bouscule, lui offre un motif de la laisser éclater. Le seul moyen de s'en défaire. Dans sa vision idéale, l'homme mesure deux mètres, pèse cent kilos. Même s'il sait que la taille n'y est pas pour grand chose, même s'il lui est déjà arrivé de descendre quelqu'un de beaucoup plus grand que lui d'un bon coup de boule. Par surprise. Par vice. Mais là, il voudrait se prendre une bonne correction. Et pourquoi pas un coup de crosse ou de bouteille sur sa tronche qu'il ne peut pas regarder dans le miroir placé sur le mur en face de lui. Oui, un bon coup sur son front ou son arcade. Là où ça pisse bien ! Peut-être se loge-t-elle dans le sang plutôt que dans la bile. Et il la verrait alors s'écouler sur le sol avec plaisir.

Qu'elle le quitte enfin. Le laisse en paix.

Mais personne ne rentre.

Il lui faut donc rester encore avec elle et la sentir grandir. Comme elle se nourrit bien de ses petites frustrations du quotidien, de la vie. De sa vermine.

Il ne faudrait surtout pas qu'elle retombe sur ce jeune souriant qui lui a posé un second verre et aucune question. Il connaît déjà son métier. Sait lire les visages, déchiffrer les regards. Et le sien en dit sans doute trop long sur ce qui est à l’œuvre, ce qui peut advenir. Sans doute espère-t-il déjà qu'il reparte. Peu importe la recette.

Sans doute a-t-il déjà vu bien des choses dans son petit monde en déserrance, derrière son comptoir rendez-vous de bien des solitudes. Il sait qu'il boit trop vite. Commande déjà le troisième puis le quatrième dans la foulée.

Il doit repartir. Personne ne rentrera. Personne ne le bousculera. Il sait qu'elle a dressé autour de lui une bulle d'énergie répulsive. Qu'il est seul avec sa maîtresse exclusive.

La porte claque. Les murs tremblent. Peu épais. Comme ses deux enfants, son fils et sa fille, de six et dix ans dans les bras de leur mère apeurée de le voir ressurgir.
Blouson accroché dans l'entrée. Et cette fourchette qui tombe sur le sol en carrelage bon marché. Vibration douloureuse sous son crâne. Parcours sous-cutané instantané et gestes incontrôlés, incontrôlables.

Message le Dim 28 Déc - 13:32 par Karlheinz L.K.

Fatherfucker

11.« Désormais, tu es maudit, chassé loin du sol qui s'est entrouvert pour boire le sang de ton frère versé par ta main
12.Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus toutes ses ressources. Tu seras errant et vagabond sur la terre.»

    Je suis le premier fils de l'homme, celui qui naquit de l'union des corps, mâle et femelle enlacés, copulation originelle, orgasme fondateur. Ceci est ma faute. Il lui en fallait une, un prétexte, ce fût moi.

    Mon père n'est rien, un prétexte lui aussi. C'est mon Grand-Père qui tire les ficelles, qui les a toujours tirées. De sa colère l’Éternel Dieu a banni mon père et ma mère, de sa colère il m'a condamné à la souffrance et de sa colère est née ma colère.

    Abel, mon frère, mon bras a été armé par celui-là même qui prétend aujourd'hui te venger. J'ai été instrumentalisé, j'ai été faible. Ceci est ma vraie faute. Il savait, comme si tout avait déjà été écrit, et je suis tombé dans le piège. Je ne te demande pas pardon, je suis coupable, je veux juste que tu saches.

3.Au bout de quelque temps, Caïn fit une offrande des produits de la terre à l’Éternel.
4.De son côté, Abel en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande,
5.mais pas sur Caïn et sur son offrande.


    J'étais un fils attentionné, c'est moi qui le premier offrit à l’Éternel ce que j'avais de meilleur, mais c'est toi qui eu droit à son regard. Il avait déjà choisi. Ô Abel mon frère, nous aurions dû nous unir et le défier, mais comment aurions-nous pu imaginer que l’Éternel fût plus malin que le Malin ? Je le sais aujourd'hui, l’Éternel et le Malin ne font qu'un, encore une de ses farces. Les plus serviles parmi le troupeau des hommes m'ont jugé, ont affirmé que j'avais été mis à l'épreuve et que j'avais failli. Bêtise ! Comment jouer ainsi avec la vie, celle de ses enfants ? Je te hais Éternel Malin, tu es lâche, tu refuses d'assumer ton crime, et cette colère qui me vrille les intestins c'est la tienne, c'est l'héritage que tu m'as inoculé. Réduit à la condition d'animal, marqué comme du bétail, voilà comment tu traites tes enfants. Je te hais.

    Tu te fais appeler le Créateur, mégalomane suprême tu n'es qu'un créateur de misère. Ma colère ne peut être apaisée et nous nous retrouverons sur tes terres, dans ton Royaume d'infinie, quelque part entre rien et rien, et alors, du haut de ton arrogance tu joueras les magnanimes, tu m'ouvriras les bras pour me donner le baiser du pardon, comble du cynisme, et à ce moment là, au sommet de ta suffisance je planterai mes crocs dans ta gorge pour t'étouffer et boire ton sang, et je prendrais mon temps pour te regarder crever comme j'ai regardé crever Abel.

    Il ne me restera plus alors qu'à faire usage une dernière fois de ma colère, la retourner contre moi, car ta mort seule ne peut suffire à m'apaiser. A t-on jamais vu un déluge éteindre un volcan ? Le volcan doit s'épuiser seul, cracher sa flamme jusqu'à extinction. Quand mon volcan sera éteint, que nous aurons, toi et moi, disparu des mémoires, alors, ma colère sera tarie et l'humanité pourra vivre dans la lumière, loin de l'ombre de nos crimes.

Message le Lun 29 Déc - 9:32 par Karlheinz L.K.

Liveriu : "Rien n’avait été annoncé et pourtant l’air vibrait d’une façon inhabituelle. Au lieu des petits cons cabrant leurs choppers avant d’aller faire déprimer leur bande de formateurs patentés en vacuités obscènes, au lieu des Cayennes et autres Suvs conduits par des pétasses pressées de se débarrasser de leurs progénitures, qui, à la crèche, qui, à la nounou, et qui à l’école, car certaines envoyaient encore leurs enfants à l’école, bien que tout le monde avait compris depuis longtemps que c’était un devoir inutile, il n’y avait personne

Comme c'est bon !   Twisted Evil  Sont-ce vos origines salamistes commune à un certain Jérôme F. qui vous font maitriser de la sorte les phrases longues ? Smile Et puis, l'air de rien, tout en vocabulaire et belles tournures vous assénez des coups plus violents et plus directs que n'importe quel Wisigoth !


Dernière édition par Karlheinz L.K. le Lun 29 Déc - 12:10, édité 1 fois

Message le Lun 29 Déc - 9:44 par lovichi

Mes phrases "culte" pour ce début de colère :

Sylvie avec :

Il n'y a pas que des pauvres vieux esseulés entourés de proches lointains, ingrats, il y a aussi des vieux cons qui sévissent depuis longtemps et pour longtemps alors que des gens biens n'ont pas le luxe de vieillir tant que ça.

Liveriu :

Le feu parti ainsi comme par hasard, la folie s’accéléra et désormais c’était une rivière d’incendies qui se déclaraient au cœur de toutes les maisons de la ville. Antoine comprit alors qu’il n’y avait plus rien à faire, sinon à saluer cette colère en y participant, et résolument, il se jeta dans la bataille, cette action à ses yeux ne relevant que d’une simple logique, que du simple désir de faire comme tous les autres, pour avoir, enfin, l’impression de vivre, et non plus d’exister.

Karlheinz :

Tu te fais appeler le Créateur, mégalomane suprême tu n'es qu'un créateur de misère. Ma colère ne peut être apaisée et nous nous retrouverons sur tes terres, dans ton Royaume d'infinie, quelque part entre rien et rien, et alors, du haut de ton arrogance tu joueras les magnanimes, tu m'ouvriras les bras pour me donner le baiser du pardon, comble du cynisme, et à ce moment là, au sommet de ta suffisance je planterai mes crocs dans ta gorge pour t'étouffer et boire ton sang, et je prendrais mon temps pour te regarder crever comme j'ai regardé crever Abel.

Message le Lun 29 Déc - 9:56 par liveriu

Karlheinz L.K. a écrit:Liveriu : "Rien n’avait été annoncé et pourtant l’air vibrait d’une façon inhabituelle. Au lieu des petits cons cabrant leurs choppers avant d’aller faire déprimer leur bande de formateurs patentés en vacuités obscènes, au lieu des Cayennes et autres Suvs conduits par des pétasses pressées de se débarrasser de leurs progénitures, qui, à la crèche, qui, à la nounou, et qui à l’école, car certaines envoyaient encore leurs enfants à l’école, bien que tout le monde avait compris depuis longtemps que c’était un devoir inutile, il n’y avait personne

Comme c'est bon !   Twisted Evil  Sont-ce vos origines salamistes commune à un certain Jérôme F. qui vous maitriser de la sorte les phrases longues ? Smile Et puis, l'air de rien, tout en vocabulaire et belles tournures vous assénez des coups plus violents et plus directs que n'importe quel Wisigoth !

ni salamiste ni salafiste ! et à propos des Wisigoths je préfère les Ostrogoths, d'abord ils sont de l'est donc complètement abrutis par des boissons à base de betterave (je vous conseille, c'est pire encore que tous les trucs post XVIIIe à base de patates), en plus ce sont eux qui ont créé l'Italie médiévale, alors que les autres n'ont tenté que de mettre de l'ordre chez les Ibères et les Berbères (à mon avis c'est la rime entre les deux qui les a attirés : il semblent avoir aimé la poésie...)
Pour le reste je salue également votre sainte colère qui retourne dans des fleuves errant au milieu de pierres sèches ou de sables changeants et vous remercie pour l'attention que vous portez à mon Parkinson qui m'empêche de faire des phrases courtes. Et je remercie pour la citation le troisième homme dont le texte simple et humaniste colle parfaitement avec l'idée que j'avais d'une autre forme de colère. Pour finir : que devient Hubert ? Il skie sur l'autoroute d'Albertville ou il digère une mauvaise huitre ?

Message le Lun 29 Déc - 10:48 par liveriu

P. S : c'est qui Jérôme F. ???

Message le Lun 29 Déc - 12:08 par Karlheinz L.K.

Un scirvaillon originaire du Fozzanais, un obscure auteur salamiste.

Message le Lun 29 Déc - 12:23 par Dominique Giudicelli

Y'a du souffle, du souffre, du sang qui bouillonne ! On sent passer le vent brûlant de la colère, l'Attila des émotions, le dévastateur. Excellent !

Message le Lun 29 Déc - 12:36 par liveriu

Karlheinz L.K. a écrit:Un scirvaillon originaire du Fozzanais, un obscure auteur salamiste.
Aaah ! c'est un keurse !! quelle horreur ! et ils savent écrire en français ? incroyable, positivement incroyable !

Message le Lun 29 Déc - 12:52 par Karlheinz L.K.

" Pour finir : que devient Hubert ? Il skie sur l'autoroute d'Albertville ou il digère une mauvaise huitre ?"

Hubert contrairement à son homonyme québécois, ne Rives pas mais dérive comme un sale chien sur une planche de surf perdu sur un océan de neige fondue. (Pfff, vous aurez noté le style sous-Hubertien, toutes mes excuses... Embarassed )

Message le Lun 29 Déc - 21:13 par Hubert Canonici

Je tiens à préciser, le texte que je vais balancer est vraiment merdique, je pouvais pas mieux !

Message le Lun 29 Déc - 21:14 par Hubert Canonici

« Prenez garde à la colère d'un homme patient. »
John Dryden

Boucherie numérique

LE BOUCHER
Vous voulez ça? Pas ça? Faut faire l'choix, vite, c'est l'dollar qu'j'attends !

La boutique tourne et la musique est diabolique, les crânes d'hommes et de femmes sont rasés, rapport aux sales bestioles, tous en sueur. Sur chaque pièce de viande, planté, un capteur de radioactivité.

La première à pointer son doigt déformé sur l'écran de commande a plus de moyens que tous les autres crânes d'oeufs présents. Elle appuie sur la touche - viande contaminée à 20% - seulement une chance infime de chopper une leucémie foudroyante, pour le reste des saloperies, un peu plus un peu moins...

LA CLIENTE
L'est cher l'kilos, merde !

LE BOUCHER
Merde hein ! C'est réveillon. C'est ma fille aînée, j'l'ai déglingué, l'était à peine un peu malade, merde ! Alors c'est ça la qualité, l'prix l'est plus cher !
Faut y tremper l'morceau dans l'ammoniaque 1 heure, l'poumon c'est pour la soupe ! 4 dollars ! À faire plaisir d'vous r'voir ma bon'dame !

Puis entre Bruno, il a des cheveux lui, comme des poils de cul huileux, un nanti, une bestiasse de 130 kilos au nez comme un groin. Il est membre d'une puissante secte faisant partie du second cercle du pouvoir, il en a du fric ce connard laïc'hard. Il est accompagné de Mr Broglio, cuisinier à l'hôtel "Le Mandrin", un nain très primesautier, il a loué ses services pour apprêter comme il se doit un met raffiné.

Ce soir il achète des fœtus frais non contaminés, à prix d'or, l'état y prélève 70% de taxe.
Les vendeurs de fœtus non officiels sont considérés comme ennemis d'état et finissent à l'abattoir.

Dehors, des centaines d'écrans géants diffusent publicités et infos du pouvoir; les robots policiers patrouillent, les voix d'outre-tombe sortent des amplis en onomatopées macabres.

Bruno va emmener l'onéreux paquet chez sa cousine Maddy, chez qui il s'est invité.
Pour lui, comme pour tout être supérieur, l'individu est la mesure de tout, tout est bon pour l'assouvissement de ses pulsions, l'accomplissement de sa jouissance...

Joseph, informaticien, l'époux de Maddy, fait partie de la classe intermédiaire, il ne supporte pas ce gros porc de Bruno. Il a une passion, collectionner des objets disparus depuis des lustres, comme les extincteurs et les haches de pompiers. L'ascenseur tubulaire se met en mouvement. Dans le crâne de Joseph, un air musical bizarre, draine par filets d'air des mots mielacides déplaisants, comme grâce limace entre orteils talquées

-Il y a toujours un groin qui me rappelle...

Bruno entre avec son costume violet, ses lunettes numériques, son paquet à la main, son groin rose porcelet brillant.
Il enlace ses hôtes - balance son rire en rafales. Une voix aiguë sort de nulle part, le nain, d'un pas chassé, apparaît comme un mauvais lutin non invoqué.

LE NAIN
Coucou me revoilou !

JOSEPH
C'est qui ça?

BRUNO
C'est un nain Broglio, chef à l'hôtel "Le Mandrin" !

MADDY (avec un regard aguicheur, très mal vécu par Joseph, comme dans un cauchemar prémonitoire éveillé)
C'est un nain compétent, alors !

BRUNO
Éh! Faut brancher l'écran, c'est l'heure des vœux du grand maître pour la nouvelle année !

Le grand maître apparaît en hologramme au milieu de la pièce, derrière lui le sigle:
Liberté Égalité Fraternité:

Joseph lit, Liberticide, Égal suicide, Fratricide.

Chers concitoyennes, chers concitoyens !
Une année s'est écoulée, les marqueurs en ont été la LIBERTÉ, l'ÉGALITÉ, la FRATERNITÉ, nous allons entrer dans la vingtième année du nouvel ordre mondial, la planète forme une communauté unique...

JOSEPH
(n'en pouvant plus d'entendre les saloperies du grand maître)
Bon ! On va boire un verre !

MADDY
Je vais chercher les toasts aux anémones de schiste !

LE NAIN
Mazette, ze vais préparer les fœtus, mon con !

BRUNO
Il m'éclate ce Broglio !

Joseph est désespéré, c'est quoi toute cette merde, finir l'année et commencer la nouvelle avec ces abrutis. Qu'aurait-il aimé?
Une autre époque, partir à bord d'une coccinelle pour l'hôtel "La mandarine", et son réputé chef étoilé.
Sereinement, avaler cette route départementale aux accotements fleuris, aux arbres majestueux, apercevoir des champignons dans les sous-bois.
Voir Maddy, sa femme, toute guillerette, primesautière.
Ne pas avoir à digérer une huitre pas fraîche, l'affaire aurait pu lui arriver, une fois, sur l'autoroute d'Albertville...Ah s'il avait ce genre de soucis, accordons-nous à dire qu'il serait serein tel une famille soudée des années 70, où, certains soir, l'on mettait du Kiri dans les "nouilles".

Mais la cruelle réalité est là.

Ils boivent de l'élixir des "îles sous le vent" - même Joseph commence à aller mieux - Bruno, entre deux blagues salaces, fait l'éloge du sexe sans tabous, inceste, pédophilie...tout y passe.
Maddy et le cuistot achèvent les préparatifs - quand Joseph va voir en cuisine, il voit le nain prendre sa femme en levrette, un véritable Pins géant - furieux, il plante une hache de pompier dans le crâne difforme de Broglio - enragé,il saisit sa femme par les cheveux et le cul

-Ah ! Tu veux t'envoyer en l'air ?

Il la balance par la baie vitrée, il emmène le nain, avec la hache en ornement, le balance sur un Bruno halluciné.

-Tiens, voilà la bûche !

Bruno n'a pas le temps de déglutir, déjà il reçoit le premier coup d'extincteur sur son groin...Il est minuit...

La colère noire... Joseph est prêt à recevoir tous les enculés de la terre les uns après les autres, tout casser, tout purifier... Mais...

« La colère est comme une avalanche qui se brise sur ce qu'elle brise. »
Sénèque

En route pour l'abattoir... Bonne année...

Message le Mar 30 Déc - 0:49 par Dominique Giudicelli

Ben, si c'est de la merde, comme vous le prétendez, il y a de bonnes choses dedans. C'est nourrissant...

Message le Ven 2 Jan - 23:22 par Joseph Antonetti

Taglia duie mazzette di castagnu. I ciucci aspettanu cun pacienza. Un ventulellu ghjalatu di a fine di Dicembre li cotra l’arechje à tutt’è trè.
Eccu i mio figlioli, eccu duie belle sciabbule, avà pudete ghjucà à Zorro.
I zitelli sortenu di u chjassu per ghjucassi nù i vechji giardini avvinti di machja, d’arbitri è di scope.
S’incende una sigaretta, per a prima volta dapoi Natale, si sente bè, felice, fideghja a piaghja dorme quaghjò, u mare chì si more pianu pianu nantu à e so sponde, sente i zitelli chì ridenu, hè serenu.
Finita a sigaretta, sente sunà quattr’ore à a campana. Si gira ver’di u paese, vestutu di lume per e feste, e case rifatte à novu di a piccula burghesia lucale, i 4*4 novi framenti infilati cum’è truffei, è quaghjò, scantata, messa da parte naturalamente una casuccia mezu scalcinata cun e so persiane sghangherate.
‘Ssa casuccia chì si ne trafala, chì li spechja a so povara cundizione , u fiascu ch’ella hè a so vita. A so gola si stringhje, li venenu in mente e parulle di i figlioli di punta à u pinu, l’ochji carchi di lacrime
O bà cumu hè chì Babbu Natale, ùn ci hà falatu ciò chè n’avemu dumandatu ? Purtantu simu stati bravi…
Babbu Natale fala ciò ch’ellu hà, è i zitelli sò numarosi, hè obligatu à sparte
Ié ? Allora perchè chì Hugo, Kenzo è Stella Maria, anu avutu ciò ch’elli avianu dumandatu. A ci anu detta eri sera à a messa…
U più chjucu era scuppatu à pienghje, nù i bracci di a mamma, chì pienghjia dinù.
Vulia pienghje ellu dinù. Vulia stringhje i so ciucci, li vulia specà chì Babbu Natale ùn ci n’era, in tutti i casi micca per elli, micca per i disgraziati, quelli chì nimu ùn vede, quelli chìnimu ùn difende.
Li vulia spiecà dinù chì i parenti di Kenzo è di l’altri merdosi avianu fattu e so situazione, micca per via di a so struzzione o a so intelligenza, ma solu perchè chì avianu sappiutu indinuchjassi davanti à quale ellu ci vulia, perchè chì avianu liccatu i culi di l’eletti o di i maffiosi.
Li vulia spiecà dinù chì ellu ùn avia eritatu di nunda, à u cuntrariu di tutti quessi, ch’ellu era libaru di mandà à pruminà eletti è persone influente, ch’ellu ùn avia mai dumandatu nunda à nimu, li vulia spiecà ch’ella era per quessa ch’elli straziavanu, perchè ch’ellu era un originale nù una sucietà di muntoni, muntoni chì si piglianu per leoni, ma chì s’agguattanu cum’è catelli quandi i so maestri fiscanu a fine di a recreazione.
Li vulia spiecà tuttu què, li vulia spiecà dinù perchè chì nisun omu puliticu ùn parlava mai d’ellu è di i pari soii purtantu numarosi in stu paese, ma piattati, o insignati di ditu cum’è parasiti di a sucietà, li vulia spiecà ch’elli eranu povari è chì i povari ùn cuntavanu per nimu.
Ma eranu troppu chjuchi per capì, eranu troppu chjuchi per sparte a so zerga, a so inghjulia dinù di perde una à una tutte e so illusioni. Avia sceltu d’esse libaru, è oghje a pacava caru.
Persu nù e so pensate, nù a so collara, ùn hà micca intesu i figlioli avvicinassi, ingolle e so lacrime è a so rabbia, i basgia, piglia u più chjucu à zozzu, u più grande apperlamanu è capicalatu s’avvia versi u paese.

Message le Sam 3 Jan - 13:28 par Hubert Canonici

Le vote va être difficile, les textes sont très bons. Celui de JA est hypertealiste et poignant. Tous les autres sont aussi de belle qualité.

Message le Sam 3 Jan - 14:45 par Dominique Giudicelli

Si vous n'êtes pas trop impatients, on peut voter seulement vendredi prochain....

Message le Sam 3 Jan - 14:52 par Dominique Giudicelli

Je viens de lire le texte de Joseph, et j'ai le coeur serré et envie de tazzer un 4X4... Bravo.

Message le Lun 5 Jan - 14:33 par Sylvie Viallefond

Nous avons fêté mondialement encore cette année l'anniversaire de cette nuit improbable où un mari et sa femme vierge, enceinte jusqu'aux yeux, n'ont trouvé qu'une étable pour pousser l'enfant, pousser, pousser vers la vie aérobie.

Fêterons nous l'an prochain et les deux mille ans qui viennent, au foie gras et aux huitres, cette journée improbable où une communauté de roms a cherché en Essonne, indécence, un trou minuscule mais légal où déposer le cadavre de leur nourrisson mort, qui ne respirera plus? Est-il l'enfant que Dieu fait passer devant, "laissez venir à moi les petits enfants"?



Message le Lun 5 Jan - 18:05 par Dominique Giudicelli

Ah Sylvie... C'est si vrai, mais Noël a laissé place au Xmas Spirit et à son papa Claus bedonnant qui ne voit les petits enfants que comme des futurs clients. Et les Rrom n'ont aucun pouvoir d'achat...

Message le Ven 9 Jan - 21:58 par Dominique Giudicelli

Francesca couve une colère et m'a demandée d'attendre dimanche pour voter. Nous voterons donc dimanche.

Message le Ven 9 Jan - 22:07 par Hubert Canonici

Il faut mettre une "amende à l'ire" c'est un Dali d'initié.

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