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2020 l'odyssée Déless passe

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Hubert Canonici

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12072015

2020 l'odyssée Déless passe

Message par Hubert Canonici

La maison enduite de Chaux blanche surplombe une mer fluide.
La chaleur se dématérialise en butant contre les façades et les volets bleus.
Loin des esclandres politiques et du larcin des banques, Démis pose un grand plateau d'oursins ouverts sur sa table épaisse en bois flotté.
Une bouteille de vin blanc cliquette dans un seau d'eau et de glace.
Terminé pour lui, il est sorti du système, il ne veut plus se sentir tel un mouton tondu avec une puce de géolocalisation dans le fion.
Il a cuit son pain au four à bois hier, il sort dans son jardin, saute d'une tomate à l'autre en dansant le sirtaki, un peu de basilic, bien-sûr...

Un bonheur arrivant rarement seul, Démis est amoureux d'une superbe femme.
Alors qu'il voit trois fourmis porter des graines sous ses plans de tomates, il se sent tel une primevère
"Non ! ( pense-t-il ) Elles ne boufferont pas Déless ! La vie serait insupportable si je ne croyais pas à un enfer en-dessous et à un ciel au-dessus !"
Il a parfois des pensées interlopes.

Elle était dans une petite barque beige, c'était la première fois qu'il la voyait, c'était hier - la crique était photographique, seul le fond de l'air vivifiant ramenait à une certaine réalité.
Ses cheveux volèrent un instant vers le soleil, sans questions ni réponses - elle était magnifique dans ce silence.
À l'instant où fusionnèrent leurs regards, elle versa une larme - elle garda entier son mystère.

Demis n'est pas du genre à se prendre pour un génie, bien qu'ayant Google - il pense à elle.

Du corail sur le pain - les premières bouchées sont libératrices - Otan en emporte le levant - il n'en veut plus des mensonges, de leur monnaie de macaque, des traitres politiques à la solde de la finance - ils vous font la peau à coups de contrôles fiscaux - Démis ne veut plus ressentir l'humiliation de cette dictature, cette terreur fiscale détruisant votre humanité, vous obligeant à ramper et à devenir, comme eux, un têtard de la quantité et de la mesquinerie, torture subtile et ultra efficace - il se détache de tout ça Démis - il est aujourd'hui autonome, ça a été beaucoup de travail, c'est héroïque - il a son énergie solaire, son eau, ses légumes, il pêche, chasse, pratique le troc - il se sent libéré et plus épanoui que jamais... Déless ponctue lumineusement cette perspective d'avenir libre.
À suivre................







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Message le Jeu 16 Juil - 14:01 par Hubert Canonici

Elle entre dans une veille librairie, achète un livre poussiéreux, repart vers la mer.
Son chemin est souvent parsemé du sable des dunes, ses effluves suintent les baies sauvages et les mirages bleutés, son eau a des reflets nacrés.
Sous les roches patinées par des cieux versatiles, elle plonge dans le vert sombre, fraîcheur et bulles de velours.

Sous la plage, les déchets radioactifs, qu'importe, pour l'instant, ils restent invisibles.
Déless n'a pas choisi Démis par hasard, il symbolise la dissidence, et, surtout, la dangereuse liberté qu'elle peut engendrer.
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Message le Jeu 16 Juil - 20:15 par Marco B

En 2020, l'odyssée de Déless (et Démis) sera peut-être celle d'un monde bien plus vaste.

Je dirais même que je le souhaite.
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Message le Jeu 16 Juil - 20:39 par Hubert Canonici

Je le souhaite aussi, même si je n'y crois pas tellement, quant à Déless et Demis, il y a beaucoup d'intelligence artificielle, comme ce monde, qui l'est de plus en plus.
Ça fait du bien,de lire ici, de vrais humains...
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Message le Ven 14 Aoû - 15:09 par Hubert Canonici

J'ai la tête comme un artichaut

Elle se dévide de feuilles en feuilles

L'épopée Syrisa fastidieuse parasite toute photosynthèse

Ma promotion parasite mes faibles envies

Le festival en blanc excave le fossé entre les classes

Je n'y crois plus mes frères et sœurs

Je ne fais plus semblant d'y croire, ça me noue trop la gorge

Sous les pavés la plage, sous la plage le phosphore blanc

Je cherche à rendre mon âme hermétique

Me concentrer sur l'essentiel, retrouver le cycle cosmique
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Message le Lun 31 Aoû - 17:39 par Hubert Canonici

<< J'enlace mes orteils à vous voir si belle, Deless ! Balance ingénument Demis.

Oh vaillant Demis, n'y voyez nul miracle, ce sont toujours les autres qui vous rendent beaux ! Glisse t-elle d'une voix de sifflet. >>

Trois dauphins renvoient des éclats de lune; Deless ne mange pas " peut-être ne veut-elle pas crotter de la limaille " pense le bienveillant Demis...

Celui-ci parle des derniers jeux olympiques en Iran

<< Tout de même, ce Borot Petinono, couper 8 têtes en un seul lancé de disque d'acier ! >>

Deless a des pensées moins conceptuelles - présentement, comme dirait FêtNat issu du Burundi ladidonc, elle pense que ses nichons appartenaient à sa mère, ses yeux aussi...

La façade blanche se met à vibrer, les dauphins sautent à une invraisemblable hauteur, là, près du jardin, ils s'enfilent, échange de fluides, puis, ils retournent surveiller la mer, prêts à éradiquer la moindre cellule de vie qui viendrait par miracle...

Deless se redresse, sa robe déroule sa soie dans un feu qui ne s'éteint pas, elle versifie

<< Oh Demis, prenez à pleines poignes les nichons de ma mère

Rabotez donc ce trou que je ne saurais voir

Faisons nous un lavement pour que ce soit bien lisse ...>>

Elle rote plusieurs fois rejetant une écume d'un vert fluo.

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Message le Mer 2 Sep - 15:33 par Hubert Canonici

Sophocle, avec ses grands yeux ronds et son aspect jovial, est un petit robot d'acier dénué de sentiments, il vient éponger l'écume verte et ramasser les limailles sorties des entrailles androïdes.

<< Cela sent le caoutchouc brûlé et ne m'encourage pas à bouffer de la cervelle de lapin !
Moi, un mec qui a le doigt de pied près du gros orteil plus court que tous les autres, qui a les doigts des mains courts, et, qui vous décrit le mécanisme complexe d'une vitre de voiture alors qu'il n'est pas garagiste ça me gêne, je préfère un vrai nain poussant une brouette et se tapant des putes... Dit Demis comme s'il parlait à un monseigneur.

Mon cher Demis, vos faux souvenirs sont étranges, notre humanité sincère et bien comprise nous perdra ! >>
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Message le Mer 9 Sep - 19:33 par Marco B

Lus les derniers posts concernant Demis et Deless, Hubert, sachez-le.

Je suis pris - très - et pas vraiment aux affaires ici pour quelques temps - mais les aventures angoissées des deux monstres hellènes ne me laissent pas de marbre.
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Message le Jeu 10 Sep - 14:17 par Hubert Canonici

Merci Marco, ces deux là sont des monstres gentils, un mélange de cauchemar et d' une nostalgie issue d'un brouillard flou...
Leur futur germe dans une inquiétude trempée d'acide.
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Message le Ven 11 Sep - 19:36 par Hubert Canonici

Un homme ricane en boucle, son îlot est un amas d'or invraisemblable au milieu de l'eau...

Plus loin, sur Kronos ( nouvelle ère ), Demis et Deless terminent un 69, leurs bouches sont maculées de limaille.

<< En vérité, ce qui est issu de la chair est chair, et ce qui est issu de l'esprit est esprit ! Dit Deless, avec le regard exalté d'un âne voyant un zèbre signer pour 5 saisons à la Juventus de Turin.

J'espère qu'ils nous laisserons vivre notre amour librement, même les pires des Montaigu et Capulet sont des philanthropes en proportion ! Répond Demis, affichant la confiance qu'accorderait un père licencié à un membre d'EELV ( celui-ci expliquant le renouveau vital devant obligatoirement passer par une écologie participative ) >>

Mais, la menace fait vrombir l'atmosphère - les ondes, vectrices des consciences universelles modernes, vibrent, définissent, sanctionnent - Demis et Deless sont désormais repérés - au large, sur son îlot d'or, l'homme ricane perpétuellement sur l'écran qui tressaute.

Les angoïdes de la mort ont une piste et une mission, non pas songer à quoi pouvait ressembler le lichen islandais, non, il s'agit d'éradiquer ces 2 anciens modèles d'androïdes, ces divergents rebaptisés Deless et Demis - ils sont là-bas, quelque part sur Kronos ( nouvelle ère ) - ils sont d'une ancienne génération de robots impossibles à désactiver à distance, ils ont muté, sont passés de l'état de larve à celui de chrysalide, à en devenir obtus de vérité, de bonté et de curiosité prospective, perclus de sensibilité et du meilleur instinct humain - bien plus que ne l'étaient les hommes les plus affutés et les plus intègres ( le genre à vouloir ressemer de nouveau un jardin d'éden à jamais perdu )...

Ils arrivent sur l'îlot du Capital.
Le rictus satanique de l'homme fait tressaillir jusqu'au métal sous leurs pieds.

<< Ce type est possédé pour l'éternité, un démon devenu virtuel, un invertébré sans épaules, l'aboutissement d'un ultra capitalisme effondré sous le propre poids de sa logique démente ! Éructe de colère Demis.

Le filet sur la crème de la crème, l'horreur, il a été pixelisé à jamais, un monde perdu, au final, ce monde n'a pu cristalliser que l'image de cette souillure, un solde de tout compte débectant ! Dit Deless, en jetant par dépit sa chevelure de type asiatique par l'arrière. >>

Revenus sur leur île ils dansent là-dessus

http://youtu.be/8uN-HTk4lQg



Ils se serrent l'un contre l'autre dans l'emplacement immatériel de la maison de Demis - tout est nu, il n'y a pas plus de tomates dans son jardin que de cellules vivantes dans la mer, leur projection spirituelle est incroyable, leur univers est des plus vivants - les angoïdes veulent les dépecer à vif...
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Message le Mer 16 Sep - 19:38 par Hubert Canonici

Le tétraplégique bave, avachit sur son fauteuil télescopique ( qui peut s'élever pour qu'il puisse sécher ses frisettes au néon ) - le valide fait un carnage, il vide un pot de confiture sur le canapé puis balance le contenu d'un gros cendrier bien plein - le tétra lâche un pet caverneux, puis, de son hideuse voix sifflante sortant par son non moins trou hideux dans la gorge

- Espèce de merde de résidu de migrant, éteints illico la lumière, tu penses que l'électricité est un fluide gratuit ? C'est pas ton peuple inférieur qui aurait pu l'inventer ! Bailleurs de dromadaires ! ( bruit de bave suintant à travers le trou )

- Vieux débris sans couilles, salope d'esclavagiste, je vais te chier dans la bouche... Chantonne le migrant en pissant sur le bouquin des droits de l'homme...
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Message le Mer 23 Sep - 19:06 par Hubert Canonici

<< Tu m'as piqué de mille pinnes à arêtes, sale poulet morbide, mauvais consommateur... En bave des pustules de rage le tétra.

Serre tes tempes à des pépins exotiques, tu n'es qu'un têtard du virtuel... Ricane le migrant, alors que sa merde mollasse apparaît à travers sa rondelle irritée. >>

<< Cette énième version de " Intouchables " est affligeante, comme les autres, j'éteins ça... Déplore Demis, pendant qu'il enfile une burette d'huile enrichie dans son fion à particules.

Chérie, tu as une perle au cul... Dit Deless dans un éclat de rire, puis, elle pointe sa langue sur la perle. >>

Ils hésitent à se reconnecter avec le passé, à revoir ces humains disparus, leurs pères.
D'abord, devenir des êtres de chair est certes incroyablement grisant, mais, tellement douloureux - et, se connectant, ils s'exposeraient aux angoïdes venus les éradiquer - ou pire, triturer leurs connexions sensibles, les faire plonger dans d'invraisemblables souffrances...
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Message le Lun 28 Sep - 19:00 par Hubert Canonici

Elle marche dans un champ à l'herbe humide et fumante, les roches en équilibre sont grosses comme des paquebots. Ça et là, des arbres noirs déploient leur immobilisme - une soupe mijote dans un chaudron au-dessus d'une braise incandescente.
Une vieille femme lui adresse la parole tout en remuant la soupe

<< Pourquoi toujours vouloir partir ? Tout nous est hostile aux quatre coins du monde ! C'est chez soi que l'on est le moins mal ! >>

Deless regarde au loin, la vallée descend puis se resserre en entonnoir, deux arbres géants matérialisent la porte ouverte sur un nouveau champ, là, sous les chaudes caresses d'Éole, le blé ondule en vagues d'or.

<< N'y allez pas jeune femme ! Dit la vieille, les sillons de son visage se déformant de peur...

Mais, je veux ramasser du blé pour mon fils et mon mari, Demis ! Répond Deless, avec l'euphorie si peu inquiète d'une fillette avant de traverser le pont en bois d'une forêt silencieuse...

Il est révolu le temps où nous vivions de cueillette, tout se paie bien trop cher, ma pauvre ! >>

Elle soulève un morceau d'estomac du fond du chaudron

<< C'est celui de mon petit fils... Le voilà, le prix à payer ! Hurle t-elle, les yeux à jamais vidés de leurs larmes.
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Message le Mar 29 Sep - 18:48 par Marco B

Hubert Canonici a écrit:Elle marche dans un champ à l'herbe humide et fumante, les roches en équilibre sont grosses comme des paquebots. Ça et là, des arbres noirs déploient leur immobilisme - une soupe mijote dans un chaudron au-dessus d'une braise incandescente.
Une vieille femme lui adresse la parole tout en remuant la soupe

<< Pourquoi toujours vouloir partir ? Tout nous est hostile aux quatre coins du monde ! C'est chez soi que l'on est le moins mal ! >>

Deless regarde au loin, la vallée descend puis se resserre en entonnoir, deux arbres géants matérialisent la porte ouverte sur un nouveau champ, là, sous les chaudes caresses d'Éole, le blé ondule en vagues d'or.

<< N'y allez pas jeune femme ! Dit la vieille, les sillons de son visage se déformant de peur...

Mais, je veux ramasser du blé pour mon fils et mon mari, Demis ! Répond Deless, avec l'euphorie si peu inquiète d'une fillette avant de traverser le pont en bois d'une forêt silencieuse...

Il est révolu le temps où nous vivions de cueillette, tout se paie bien trop cher, ma pauvre ! >>

Elle soulève un morceau d'estomac du fond du chaudron

<< C'est celui de mon petit fils... Le voilà, le prix à payer ! Hurle t-elle, les yeux à jamais vidés de leurs larmes.

J'aime, aurais-je dit sur facebook.
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Message le Mar 29 Sep - 18:52 par Marco B

Les intouchables aussi, ils sont attendrissants...
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Message le Mer 7 Oct - 19:50 par Hubert Canonici

C'est la nuit. Au sol, le nez sur l'asphalte boueuse, j'étrangle cette sale race de chat maigre , il bouffait des moules crues avariées au sol, j'ai faim, il me mord et me lacère avec ses sales griffes, j'ai la main en sang et je l'emmerde, il va crever ce chien, les moules puent, je croque les coquilles et le jus qui gicle sent le cadavre verdâtre, je suce, aspire, mâche, je recrache les bouts de coquille.
Passe une femme et son fils de 4 ou 5 ans, j'ai honte de le mettre mal à l'aise ce petit, je me lève et détale, la merde au cul, mon estomac fait mal et me remonte jusqu'à la bouche, comme des gaz d'une fosse toutes eaux soudainement libérés.

Moi Demis, pauvre hère sans issues, je me retrouve à genoux dans mon vomi, là, à fixer un buisson indigne de figurer en littérature, il m'est impossible de cligner des yeux ou de fermer la bouche, il m'est impossible d'empêcher ces souvenirs d'envahir ma tête déserte...

J'étais petit, un homme rotait des morceaux de perdrix qui retombaient sur sa bedaine

<< La république française a été fondée sur la chute de 18 000 têtes en quelques mois, des milliers de litres d'hémoglobine, le fruit juteux des droits de l'homme et des lumières.
Il ne manque qu'à tuer tout instinct moral, toute accointance avec la loi naturelle. La gauche est un meilleur tapin pour le capital mortifère que la droite... >>

C'était un soir d'hiver, les vitres givraient, Pomponette apparut sur le rebord de la fenêtre de la cuisine - au milieu de faméliques flocons, elle commença à pianoter.

Des années plus tard, la Pomponette était toujours là, sa descendance également.
Les choses avaient un sens, une couleur tout au moins, il y avait des repères incitants à l'espoir au cœur même des nuits froides.

Des années plus tard, sur le pas de ma porte, les descendants de Pomponette écartelaient un chaton, l'horreur de cette tête arrachée que je ne pu regarder en face, ils avaient faim...
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Message le Mer 21 Oct - 14:27 par Hubert Canonici

Le petit Nono ( alias Sophocle ), robot domestique sans conscience du couple Deless Demis, est parachuté en qualité d'humain, quelque part, dans le passé...

Il prend forme, il prend conscience, il mange, il bande, c'est la vie, tel un porcelet gambadant aux quatre vents...
Il aime bien sa table basse qu'a un beau cul.
Il est climatosceptique, sa besace n'en est que trop peu remplie - d'ailleurs, sa vision des faits lui fait respirer un air de rien - il exprime ses idées, et le voilà cloué au clitoris ( slurp ) - sortir du fond du fion tiède du politiquement correct nuit à cette salope de pensée unique, cette garce à la cervelle de dindasse trémoussant son cul fumant, au rythme des vibrations fétides du dictat émotionnel distillé par les médias mainstream - ces putes aux ordres mixent les curseurs, selon les variantes des visions officielles d'état ( ces nabots francs-maçons aux sphincters dilatés au-delà du raisonnable ) à faire avaler, les versions officielles à faire digérer.

Il s'est fait tatouer " Taux " sur la queue, il aime à clamer "croque mon Taux" à une vénale anale - jamais il ne sera soldat, de la bidoche non considérée en vérité, de la bidoche...


N'étant pas Charlie pour un radis, il en paie le prix, n'étant pas enchanté par l'arnaque du faux humanisme généré par l'afflux organisé de migrants, il en subit le reflux, il se sent proche des victimes des guerres philosophico-démocratiques, il éprouve une réelle compassion pour ces sacrifiés libyens, syriens, Gazaouites...il voit bien l'infâme manège, l'afflux organisé de néo esclaves pour ces démocrasseuses européennes - remplacement des populations et activation planifiée du choc des civilisations - les Charlie finiront par s'attaquer aux effets ( les migrants ), en foutant la paix à ceux qui en sont la cause ( les élites ), ça l'interpelle à Nonopetirobot - il n'est guère anti Bachar, ni russophobe, apprécie Poutine frappant plus Daech en 3 jours que les USA en trois ans - cela conforte son instinct de robot à bite chaude - il déteste le fondamentalisme de l'Arabie Saoudite Nono, des décapitations en place publique, pendant que les princes aux couilles qui puent l'oignon se tapent des putes et flambent dans les casinos ( l'oseille n'absorbe pas toutes les odeurs )... Il violente ces boucs en thobe, ce bling bling macabre du Qatar, cette base militaire américaine finançant Daech - voir déstabiliser le moyen orient ça lui brise ses couilles d'acier, ils ont la main mise sur les ressources naturelles, accélérent l'expansion du grand Israël.
Il n'est pas racialiste Nono, il ne saurait se voir en un être supérieur, ni grâce au sang de sa mère, ni aux rouages crantés inoxydables de son père, ni étant l'élu d'un Dieu lambda - il souhaiterait voir les peuples vivre zens sur leurs terres, pas plus...

Tu parles d'une vie de patachon - passé un regard féminin le faisant bien frémir, la jouissance venue d'on ne sait trop où pour aller où l'on sait, passé les plaisirs gentils comme chier sur un cahier ou bouffer une mangue près d'un volcan, il sature P'tit Nono, marre de mater ces chairs molles et puantes explosées, voir pleurer les familles, des douleurs verticales et horizontales, ça lui fait mal à P'tit Nono, il est triste et désespéré ici - il préfère ses tâches et sa conscience de simple robot ancienne génération - c'était quoi les échardes de titane du matin dans son gosier ? De la roupie de sansonnet...
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Message le Mar 3 Nov - 12:56 par Hubert Canonici

Demis voit la vieille femme au foulard, joliment courbée, marcher entre les champs aux verts distincts, l'un est tapissé d'épinards, l'autre de fèves.
Dans l'alignement de l'étroit sentier qui les sépare, un soleil blanc fait scintiller les gouttes de rosée matinale.
Demis revient de la petite fenêtre de la bergerie, il regarde les coulées torsadées de cire blafarde sur la bougie, puis, va ramasser des œufs sur la paille dorée et fumante, court vers la vieille dame et lui donne un panier en osier avec les œufs et des légumes, le sourire de la vieille dame est bonheur et gratitude.

Encore une séance de chirurgie, et, le neuro projet de Google ( la sauvegarde des cerveaux pour vaincre la mort ) en aura enfin terminé de le souiller et de le torturer.
Il appréhende son périple en ville, où, le neuro parasite de Google lui a souvent, et crûment, fait revivre des horreurs passées.
La Grand-Place est joliment dallée, les bâtisses, montées en grosses pierres ocres, ont cette douceur terreuse piquetée d'une touche de rigueur allemande.
Un vieil homme s'agite, il supplie les promeneurs de fuir la place, de se réfugier dans les sous-sols.
Déjà, une arobase en barbelé fend l'air au-dessus de la place - le vieil homme en perd son chapeau - ses chevilles sont lacérées jusqu'aux os, il tombe, un hashtag ( acier nouvelle génération ) lui dévide les orbites, il râle pendant sa mort atroce - Demis se concentre sur son objectif, rejoindre la clinique et sa chirurgienne, Deless - mais l'odeur de fer chaude et épaisse du sang lui fait vriller la raison - l'ombre d'un GOOGLE géant en lettres de barbelé le tétanise, il déchire le ciel, s'enroule sur les promeneurs - un enfant hurle qu'il doit jouer au foot avec son père, le hashtag lui dévide les orbites - les désosseurs arrivent déjà, dans un bruit effroyable les chairs sont arrachées, stockées et acheminées dans les laboratoires Google.
Restent les tripes, le sang, la pisse, la merde, les os...

Demis arrive devant la clinique, caresse un petit buisson taillé en rond, Deless apparaît.
Elle irradie une douceur des années 60 ( 1960 ), comme si le seul danger était l'anarchie d'un Léo Ferré transportant des cannelloni à l'arrière de sa Renault 4...
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Message le Ven 22 Avr - 21:03 par Hubert Canonici

Demis s'emmerde un peu, Deless le gonfle avec ses confitures de nèfles...alors, il dévisse ses couilles et les envoie dans le passé, la gauche s'appelle Cetipe, la droite Eptyrus...


Ses neurones ne sont pas encore congestionnés que Cetipe s'inflige déjà une chaîne d'infos en boucle.
Du mensonge en boucle reste du mensonge, mais du mensonge reconnu, au bout d'un moment, le simulacre pénètre les bulbes à la résistance anesthésiée, tel le mâle punaise transperçant la carapace d'une femelle avec un puissant jet de sperme, la substance incubée aliène l'instinct, le conditionne en prêt à penser pour moutons imberbes, permettant aux amorphes du rachi d'enfoncer les portes ouvertes en attendant le moins pire.
Cetipe est halluciné en voyant Hillary Clinton, la bouche grande ouverte - sa face de déterrée transgénique, son hideuse coiffure soignée, sa posture faussement sympa, ses sourires niaiseux, sa bienveillance pipée - son abruti de mari qui semble avoir un bras dans l'cul qui l'articule, et sa fille au faciès à bouffer du porridge à la louche, ne sauraient cacher son hystérie et sa soif du sang des autres...ces autres, tous ces pauvres vivants sur des sous-sols gorgés de richesses, et leurs dirigeants "ne voulants pas se plier aux injonctions de Wall Street et aux dictats de colons brevetés moraux", comme ces syriens, dont l'arrêt de mort vient du refus de laisser passer le gaz Qatari vers la Turquie, pour alimenter l'Europe, produire des milliards de bénéfice, et affaiblir les russes...elle fait partie du club fermé et inspiré des néocon(servateurs), créateurs de Daech "l'extension armée de l'ultra capitalisme messianique" pour y infliger le châtiment, le chaos, l'accomplissement de leurs dessins géopolitico-mystiques...
Cetipe pense qu'une femme présidente des USA, pour la première fois, après un premier président de couleur...sera forcément un super progrès, sa vision binaire, fadasse, mainstream des choses, le fait bêler de satisfaction...
Les nuits à dormir debout se déroulent en France (un pays en guerre)...de grands regroupements citoyens, de la chair fraîche donnée en pâture aux terribles Daechiens, ces grands ennemis de l'état profond...
fit ab illis quibus benefacit (c'est fait par ceux à qui ça profite),..pour de l'état d'urgence "crédible" c'est de l'état d'urgence "crédible"...
Il n'est pas encore sorti, qu'il a hâte de revenir voir la grand messe culturelle de l'access prime time, Hanouna et sa bande de montreurs de raies douteuses...

Arrivé au bureau...

CETIPE
Bonjour Eptyrus, j'ai fait un mauvais rêve la nuit dernière, j'habitais une grande villa en bord de mer, il n'y avait pas d'habitations à perte de vue, mais des arbres, des massifs de fleurs, d'immenses rochers qui semblaient avoir été sculptés par un dieu, une vigne chargée de grappes, avec de gros raisins aux couleurs sombres et aux reflets translucides, une mer au-delà de tout horizon, j'étais marié avec une blonde sculpturale, elle avait des seins fermes pointants vers l'avant, plus vivants que des pigeons, halée naturellement par les diverses réverbérations des éléments minéraux, aquatiques, cosmiques, j'avais deux jeunes enfants superbes, une barque en bois au ponton de la crique, accessible par des marches en pierres polies partants de la piscine...une famille, quelle horreur...

EPTYRUS
Tu as de ces rêves répulsifs toi...le chef de service est arrivé, vas lui bouffer le cul, tu auras ton huitième échelon...

CETIPE
J'y vais, je vais lui explorer tous les sillons anales du bout de la langue...dire qu'il y a peu encore, il fallait entrer dans le moule, se marier avec une femme, avoir des enfants, une maison, une société patriarcale aliénante, ils admiraient des gars comme Gabin...ahahah...

EPTYRUS
C'est bien fini tous ces diktats nauséabonds rappelants les heures les plus sombres de notre histoire... la prochaine Marianne sera Harnaam Kaur, la femme à barbe britannique, allez, vas donc lécher...


Cetipe et Eptyrus
"Qui vivra par le cul jouira par le cul..."

Une fois le fion du chef de service bien lustré, Cetipe met en forme le planning des Femen pour le mois à venir, pour se mettre du baume au coeur, il regarde les portraits de deux des apôtres les plus zélés du droit d'ingérence, BHL et Bernard Kouchner...

-Lundi 9 mai, 3 Femen se rendront à la grande mosquée de Paris y lâcher leur purée...

-Jeudi 19 mai, 4 Femen se rendront en l'Église Saint-Eustache de Paris y balancer des fœtus en silicone, histoire de bien montrer que l'avortement est l'un des piliers principaux de notre ère...

Demis se réveille une couille dans chaque main, la gauche (Cetipe) vibre, la droite (Eptyrus) ne bronche pas...moralité, ça lui en a touché une sans faire bouger l'autre...

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