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Belle époque

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Hubert Canonici

Messages : 283
Date d'inscription : 01/03/2014
Age : 49
Localisation : Bonifacio
01112014

Belle époque

Message par Hubert Canonici

D'abord vint la rupture, puis la douleur.
Donc, on tirait ma tignasse en aboyant - faut te lever triste merde - faut défendre ton pays, ses banques et ses élites !
Mon pays n'est pas mon pays, c'est de la pierre.

Puis, l'état second propulsa mes sens dans des flots apaisés.
J'étais devant un café blanc, loin du perpétuel test tiraillant les mortels y étant soumis. Pour moi, neuf heures moins le quart c'était moins trente trois et des oublis...
Un halo entourait la plupart des bipèdes masqués, halo de bulles de semence polies et leurs satellites, des ovules giro luminescents gravitant à l'envie.
C'était bien de les voir s'agiter au ralenti, au rythme seulement accéléré par des cliquetis d'interrupteurs.
Ça a bien changé dès mon retour parmi les êtres, car je n'étais plus...

Je suis en villégiature non prométhéenne ! J'aspire juste à lire un bon livre dans mon jardin ombragé.
C'est légitime; être revenu d'un autre cycle est vertigineux, surtout que j'y étais bien, cela érode l'âme pour toujours...

Époque larvée actuelle ( fréquence de vos rats porcs - le moins possible, je ne croise plus grand monde dieu merci )

Le suceur ( Marché ) a le plein pouvoir depuis des décennies - il fabrique l'opinion - crée sa propre religion, fait en sorte que les autres s'affrontent et s'annulent dans sa lumière - les dirigeables des états sont des valets ( biens rémunérés ) à son service - le libertaire au service du libéral - the sociétal replaces social - le nivèlement des masses où les multi pailles, via les fions, aspirent jusqu'aux cerveaux - la fraternité via l'individualisme - le consumérisme comme passeport ultime pour l'épanouissement - les travailleuses du tertiaire produisent de la névrose pour elles et du profit juteux pour quelques vampires - troisième commandement: tu ne procréeras plus, les usines à bébés asiatiques font le boulot - gaver les bœufs de céréales et d'hormones et laisser crever de faim les mauvais consommateurs d'Afrique et d'ailleurs - mettre au même niveau un plug anal gonflable et un Rembrandt - ces connards de milliardaires qui se foutent de la crème de nuit, qui ont des femmes qui ressemblent à Donald, qui pourraient rendre accessible l'école et nourrir tous les enfants du monde... en donnant un infime pourcentage de leurs fortunes - ces zombies, usuriers pour l'éternité, avec leurs salopes qu'on appelle "des politiques"...

Époque humide

Dans un autre temps T, j'étais lugubre, pas tant que la bouffe était infecte et infectée, c'était surtout le lieu et les hommes.
Deux ou trois soldats pissent, l'odeur de l'urée masque un instant celle de la viande de singe pourrie en boîte.
La jungle est poisseuse, des mouches sortent des plaies nécrosées de Viets pendus, j'ai même vu un papillon multicolore sortir de l'orbite d'un cadavre. La colline d'en face est rongée par le napalm.
Fallait-il être ici pour comprendre l'infiniment petit ? Sans doute !
Comme tous, à un moment ou à un autre on perd tout, pour retrouver quoi ? Un sursis !
Des années de guerre ponctuées à Diên Biên Phu. Sans officier pour diriger, sans appui d'artillerie, nous livrons un combat désespéré contre les fantassins viêt minh qui utilisent la technique de la vague humaine, certains se font sauter sur les barbelés pour permettre à d'autres de passer derrière eux. Le centre de résistance tombe peu avant minuit, après plusieurs heures de combat au corps-à-corps.
Comme c'est la règle, une guerre pour rien et une défaite pour presque tous.
De retour, j'ai gagné la perte de 20 kilos et de mes illusions quant à l'humanité...

Époque futuriste

Le baron danse entre les rayons du soleil. Il reçoit du monde aujourd'hui. Son univers se situe jusqu'où s'arrête son regard; généreux il donne tout ce qu'il a, comme ce vin devenu rare.
La place de la gare est immense et les grands carreaux reflètent le ciel bleu.
La tête du baron explose en morceaux, sa puce sous cutanée n'avait plus de crédit depuis longtemps et sa charge a été actionnée, il savait le baron, mais c'était un poète, qu'alors qu'on ne possède rien il est interdit de donner...
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Message le Sam 13 Déc - 0:00 par Hubert Canonici

Elle avait un beau cul, 85% des femmes ont un beau cul, et puis il y a aussi les très beaux; quand il eut fini de l'ouvrager, en prenant du recul, il trouva au séant une gueule de fève géante.
Voilà, il en fut convaincu, c'est le chocolat qui l'enrichira, à cul bas il font le caca haut.
Il avait un voisin, le dernier à avoir un âne en ville, tout le monde l'appelait "mon vieux". Quand on lui disait bon appétit il répondait:

-Encore à toi (ni) !

Il pensa que "mon vieux" serait un argument commercial formidable, transportant de la fève de cacao sur son âne, avec ses grosses lunettes de libellule en plastique marron adoubée par son visage souriant, un sourire du genre qu'on voit sur les visages des bonnes sœurs (mais qui boiraient de l'élixir rigolo) dont le seul loisir du jour sera de laver le linge à la main au lavoir du bout du champ...

-Bonjour "mon vieux" !

-Bonjour encore à toi (ni) !

-J'ai un travail à te proposer !
Chercher 3 fois par semaine des sacs de fèves de cacao au port !

-Ah non, pas les fèves encore à toi ! Moi les fèves, elles poussent à peine (ni) !
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Message le Dim 14 Déc - 22:40 par Dominique Giudicelli

Ah si j'avais une maison d'édition ! Je vous éditerai sur le champs ! Vous avez un monde d'une folie et d'une beauté rares.
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Message le Lun 15 Déc - 19:14 par Hubert Canonici

santa Éditez moi éditez moiiiii - que vous ne dites pas ça à d'autres que moi mais bien à cause de moi - oh éditez moiiiiii

Merci Lady de toujours montrer de l'intérêt à mes textes, ça me fait vraiment plaisir. santa
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Message le Lun 15 Déc - 19:33 par Dominique Giudicelli

Qui sait, peut-être un jour les éditions Praxis Negra existeront et auront un magnifique catalogue ! En tout cas, ça me fait rêver...
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Message le Mar 30 Juin - 21:07 par Hubert Canonici

Ma mer, beau miroir, je te connais si bien - alors, au nord, le bleu me parait plus poudré, il y flotte une douce nappe de nostalgie expliquant les deux degrés en plus.

<< À toi, putain de connard, tu vas devenir tout rouge et foncer dans le tas comme un taureau ?
Vas enculer Fernande ! >>

Certains pourris pendent des crocodiles et les dépècent vivants, pour faire des sacs de luxe - vous savez, pour cette poularde qui aime le chic - cette raffinée dérangée par le poivrot couché par terre, au bas de sa belle rue - c'était plus propre avant a-t-elle l'air de penser dans un rictus furtif...

<< Ras le cul de lui, ras le cul d'elle ! Oh Many, régarde lé petit pélican, il s'envole ! >>

J'aimerais entendre les taiseux se taire aussi - je n'aime que l'humilité - prenez un élu de proximité...et laissez-le...il était bien, l'éclairage des vieilles ruelles était entretenu, les façades devenaient plus pimpantes, il savait manger des beignets facilement - et si dans l'ombre influait un lobby, charcutier ou immobilier, ça ne se sentait pas.
Et son ascension est exactement une descente, un pacte avec les pourris, la honte n'est pas d'actualité pour les vrais cons...

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