Praxis Cumitatu

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Sujet imposé : Secret d'alcôve

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Dominique Giudicelli
Admin

Messages : 397
Date d'inscription : 28/02/2014
28092014

Sujet imposé : Secret d'alcôve

Message par Dominique Giudicelli

Dans la série de nos jeux-concours littéraire, je vous propose de vous frotter à un sujet imposé qui vous donnera, j'espère, l'envie de creuser la question du corps, du désir, de la rencontre (ou pas), de l'érotisme en un mot. Un exercice difficile, on est d'accord, mais qui donnera l'occasion aux contributeurs d'explorer ou de réinventer un genre et ses codes.

Voici donc le sujet : Secret d'alcôve.

Vous êtes libre de transposer l'alcôve hors les murs si cela vous chante.

Huit jours et autant de nuits pour vous lancer....


Dernière édition par Dominique Giudicelli le Lun 29 Sep - 14:09, édité 1 fois
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Message le Jeu 2 Oct - 18:59 par liveriu

Fragonard - Le Verrou

Le verrou, par Liveriu
Antoine, petit marquis bien propret et fort bien fait de sa personne, sauta prestement de son cheval devant l’entrée du vieux manoir. Après avoir décrotté vitement ses bottines à l’entrée de l’auguste demeure, il salua d’un hochement de tête les  portraits des ancêtres qui le voyaient passer désormais chaque mercredi, et se dirigea tête haute vers les appartements du haut, où Cunégonde lisait. Comme cela est étrange, pensait-il, désormais il est coutume de parler littérature pour arriver à ses fins. Drôle d’époque ! sourit-il, car le petit propret était aussi très souriant, c’était la marque des gandins de ce temps-là.
Quand il poussa la chambre de sa promise, Cunégonde lisait : Les Rêveries du Promeneur Solitaire étaient son livre de chevet, et Antoine, qui avait quelques lettres se demandait ce que les femmes pouvaient trouver d’intéressant à ce pathos dégoulinant d’un vieux dégueulasse qui se masquait derrière de fières paroles. Mais c’était le chemin, et Antoine ne manquait pas d’audace, lui qui avait su profiter de sa vigueur de jeune homme pour aller se tremper l’âme et le reste dans la jeune Amérique qui venait de chasser l’Anglais honni et commençait à être libre, ce qui pour la chose avait été une merveille.
Cunégonde lui tournait le dos. Légèrement vêtue d’une douce chemise en soie grège lui dénudant ses blanches épaules, elle frissonnait. Bien sûr, le vent qui voletait par les vantaux entrebâillés des ouvertures de la pièce en était la cause, mais parfois on sentait bien qu’il s’agissait d’autre chose. La tête inclinée vers l’ouvrage qu’elle tenait d’une main, les jambes légèrement redressées sur un des bras de l’imposant fauteuil, elle se branlait langoureusement tout en soupirant d’aise devant la prose légère et musquée du Jean-Jacques.
Antoine s’approcha et posa sa main sur ses cheveux, en signe d’admiration, de respect et d’attente, car il savait combien l’attente est l’atout du chasseur. Cunégonde n’arrêtât pas son ouvrage mais lui sourit langoureusement en lui saisissant la main et en la couvrant de baisers. Alors Antoine se dévêtit et s’installa à califourchon sur les bras du fauteuil pour s’offrir fièrement aux baisers de la belle. Elle ne refusa rien de ce qu’il lui proposait, et Rousseau disparut prestement dans un coin de la chambre.
Antoine n’était pas un rustre, mais il aimait conclure. Il releva donc la fine chemise de la belle et après un juste rétablissement entreprit de la parcourir lentement avec le bout de sa langue, pendant que Cunégonde totalement offerte désormais, se contentait de lui griffer ses beaux cheveux poudrés pendant qu’il opérait.
Soudain un cri affreux s’échappa de la bouche d’Antoine. Arrivé dans les confins de l’empyrée des sens, sa langue se brûla sur une pièce métallique et avec un fort effroi il vit que la belle était enfermée par une ceinture de la plus belle facture, et horreur supplémentaire, elle n’en avait pas la clé.
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Message le Jeu 2 Oct - 19:45 par Dominique Giudicelli

Ah que j'ai de goût à lire les mésaventures du pauvre Antoine ! Oui-da, j'ai bien d'inclinaison pour lui ! J'ornerai volontiers d'un Fragonard son alcôve délicieusement musquée.
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Message le Jeu 2 Oct - 19:58 par liveriu

merci Dominique pour le commentaire et surtout le Fragonard ! au moins on est au cœur du sujet !
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Message le Jeu 2 Oct - 20:00 par Dominique Giudicelli

Inspirée par Antoine et Fragonard, je dépose ici ma contribution au sujet, sous la forme d'un extrait d'un texte à paraitre dans Corserotica.

Bacchanale, par Dominique Giudicelli


"Du voyage de Mérimée en Corse, durant l’été 1839, on connait ses Notes d'un voyage en Corse sur l’état du patrimoine architectural de l’île. On ne méconnaît pas non plus la fascination qu’il conçut pour les moeurs farouches de villageois belliqueux dont il fit la trame de Colomba, son chef-d’oeuvre. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il se prit de passion pour la fille de son héroïne dont il dit dans une lettre qu’elle était “belle comme les amours, avec des cheveux qui tombent à terre, trente-deux perles dans la bouche… On la nomme la Morgana et elle est vraiment fée, car j'en suis ensorcelé… » Et ce que l’on ignore parfaitement, car il respecta le secret que la jeune fille exigea de lui, c’est que sa passion ne resta pas sans retour. Voici quelques mois, un exégète découvrit dans la correspondance privée du romancier une lettre qui – mégarde ou pudibonderie de ses prédécesseurs ?— n’avait jamais été porté à la connaissance des lecteurs. (...)
En voici un extrait :
(...)
Je relevais ma jupe sur mes hanches vous dévoilant mon sexe palpitant dans l’espoir informulé que vous viendriez accomplir le sacrifice auquel le faune et la bacchante m’avaient préparée. Me croirez-vous si je vous dis que j’étais ivre ? Enivrée par le violent désir que j’avais de vous, et par la promesse de plaisirs inouïs qu’il me semblait avoir lue dans vos yeux et votre sourire. Je craignis un bref instant de vous avoir indûment paré des attributs dionysiaques. Mais votre main ferme creusant mon dos, votre doigt comme un mord entre mes dents, l’aisance avec laquelle vous vous défîtes pour libérer votre verge durcie me rassurèrent sur le champ. Je pris appui contre la porte tandis que d’une main vous me creusiez d’avantage, faisant saillir ma croupe, et que de l’autre vous défaisiez mon chignon. J’attendais l’impact, je fus surprise de vous sentir glisser voluptueusement en moi. Le bout de votre sexe roulait contre l’intérieur de mon ventre tendu comme une corde. Votre main écarta mes cheveux pour dévoiler et pétrir mes seins. L’autre main glissa de mon dos à mes fesses ; votre pouce, comme tout à l’heure la langue inconnue, m’ouvrit avec une douce autorité… Je me sentais fondre. Votre respiration derrière moi me disait que vous résistiez à la tentation de vous satisfaire, et cette attention à mon plaisir alluma mon désir de vous faire jouir. Tel fut mon plaisir, de vous sentir à bout de résistance et ne vous empêcher de vous retenir davantage en ondulant des reins, de plus en plus vite jusqu’à sentir en moi votre sexe vibrer et sur mon dos le poids de votre abandon, de votre soumission presque féminine aux secousses de l’orgasme.
(...) Je suis sûre que vous aurez l’élégance de ne jamais faire état de notre rencontre et que vous voudrez bien détruire cette lettre qui s’adresse à vous, et à vous seul, et sera l’épilogue d’un événement qui, je le crois, doit plus à la prodigalité d’Eros qu’à l’égarement de nos sens.
E-C "


Dernière édition par Dominique Giudicelli le Mar 7 Oct - 13:07, édité 4 fois
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Message le Jeu 2 Oct - 20:58 par Karlheinz L.K.

Dire que c'est bien écrit est un euphémisme.... Soit ça motive à progresser, soit...ça dégoute d'écrire ! Cool
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Message le Jeu 2 Oct - 21:13 par Dominique Giudicelli

Je serais peinée de vous dégoûter, et ravie de vous motiver ! Et je vous rappelle que vous n'avez pas à rougir de votre plume.

Merci, ceci dit ! Ca fait quand même plaisir !

Message le Ven 3 Oct - 12:28 par Joseph Antonetti

Yassin et François, par Joseph Antonetti

Ils ont fermé les volets et tiré les rideaux du petit studio.

Yassin est déjà allongé, nu, affichant une érection vigoureuse.

Sans plus attendre et émoustillé par ce spectacle François se jette sur lui, pour honorer son sexe avec sa bouche. Une petite voix lui dit au fond de lui même que c'est un péché, qu'il ira en enfer, mais le fait d'être impie l'excite encore plus , et l'encourage à caresser plus vigoureusement son amant.

Pendant une heure, dans ce petit studio du centre-ville, à l'abri des regards inquisiteurs, ils vont se donner du plaisir mutuellement, en 69 , en levrette échangeant les rôles, se masturbant mutuellement, en bon musulman Yassin implorera Allah en déchargeant dans l'anus de François, et François lui en appellera aux anges et à la Vierge Marie lorsqu'il éjaculera dans la bouche de Yassin.

Une fois leurs corps épuisés, ils s'embrasseront, Yassin remettra sa djellaba et François sa soutane. Ils se diront à Mercredi, et tous les deux , l'un dans son église l'autre dans sa mosquée iront prêcher contre le mariage pour tous qui met en danger la famille.
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Message le Ven 3 Oct - 12:31 par Dominique Giudicelli

Sacré secret, en effet ! Sans doute lourd comme une croix à porter !


Dernière édition par Dominique Giudicelli le Ven 3 Oct - 14:13, édité 1 fois
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Message le Ven 3 Oct - 12:37 par Hubert Canonici

Dominus vobiscum dans le rectum
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Message le Ven 3 Oct - 12:43 par Karlheinz L.K.

Ah, bravo ! Je suis outré ! De la pornographie, du blasphème, de la pédérastie, c'est dégoutant ! Vous n'échapperez pas au jugement de Dieu mon enfant, St Pierre et Mahomet ne manqueront pas de vous gangbanguer lors de votre passage au purgatoire !

Je suis tombé sur ce truc par hasard, après avoir écrit mon texte : http://www.leparisien.fr/faits-divers/aix-12-annees-de-prison-pour-l-homme-accuse-d-avoir-transmis-le-vih-02-10-2014-4182695.php

Bon, ce personnage est abject alors que le mien est sincère Rolling Eyes
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Message le Ven 3 Oct - 22:33 par Hubert Canonici

Ravi de lire ( enfin ) un de vos textes Lady, votre style est unique, reconnaissable entre 1000, avec pour teintes des couleurs que je ne connais pas.
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Message le Ven 3 Oct - 22:59 par Dominique Giudicelli

De la part d'un peintre, c'est un très beau compliment... Merci.
J'écris peu, en effet, sur Praxis, l'animation prend pas mal de temps, et puis je préfère laisser la place aux autres. Mais ce texte ne sera pas le dernier, rassurez-vous !
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Message le Sam 4 Oct - 21:00 par Hubert Canonici

Pour un homme, faut il mieux pour écrire de l'érotique avec les couilles pleines ou vides? Je pense que ça influence terriblement le résultat, c'est comme faire ses courses avec le ventre vide, ou plein.
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Message le Sam 4 Oct - 21:01 par Dominique Giudicelli

Ahaahahah ! Faites les 2 expériences et dites-nous...
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Message le Sam 4 Oct - 21:05 par Hubert Canonici

Oui Lady, mais ça demande de la méthode, c'est pas évident.
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Message le Dim 5 Oct - 20:02 par Marco B

Joseph Antonetti a écrit:Ils ont fermé les volets et tiré les rideaux du petit studio.

Yassin est déjà allongé, nu, affichant une érection vigoureuse.

Sans plus attendre et émoustillé par ce spectacle François se jette sur lui, pour honorer son sexe avec sa bouche. Une petite voix lui dit au fond de lui même que c'est un péché, qu'il ira en enfer, mais le fait d'être impie l'excite encore plus , et l'encourage à caresser plus vigoureusement son amant.

Pendant une heure, dans ce petit studio du centre-ville, à l'abri des regards inquisiteurs, ils vont se donner du plaisir mutuellement, en 69 , en levrette échangeant les rôles, se masturbant mutuellement, en bon musulman Yassin implorera Allah en déchargeant dans l'anus de François, et François lui en appellera aux anges et à la Vierge Marie lorsqu'il éjaculera dans la bouche de Yassin.

Une fois leurs corps épuisés, ils s'embrasseront, Yassin remettra sa djellaba et François sa soutane. Ils se diront à Mercredi, et tous les deux , l'un dans son église l'autre dans sa mosquée iront prêcher contre le mariage pour tous qui met en danger la famille.



J'arrive, je suis fatigué, et vite, en passant, je lis ça, et du coup, bon, j'ai ri comme un crétin devant mon ordi, et j'ai la pêche comme c'est pas possible ! Du Jo, du grand Jo. Court, bref, percutant, radical, définitif.

Bon, je lirai les autres plus tard, là j'ai faim.
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Message le Dim 5 Oct - 20:03 par Marco B

Hubert Canonici a écrit:Pour un homme, faut il mieux pour écrire de l'érotique avec les couilles pleines ou vides? Je pense que ça influence terriblement le résultat, c'est comme faire ses courses avec le ventre vide, ou plein.

Vides, je pense. Sinon c'est du Jo. Very Happy Very Happy Very Happy
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Message le Dim 5 Oct - 21:41 par Hubert Canonici

Pas si pleines, sinon il y aurait eu un rabbin et un bouddhiste en plus...
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Message le Lun 6 Oct - 13:07 par Marco B

J'ai lu, donc : Liveriu, vous êtes un sadique, un vrai de vrai, Dominique, vous êtes une balance, cette lettre n'aurait jamais dû sortir des tiroirs.

Superbes textes !
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Message le Mar 7 Oct - 13:09 par Dominique Giudicelli

Les huit jours et quelques sont écoulés, on peut proposer aux lecteurs de donner leurs votes sur les textes écrits pour "Secret d'alcôve". Je vous les rappelle, vous les relirez dans le fil de ce forum :

-Elle veut toujours faire l'avion, par Petra Rossa
-Comme les ours ou les hérissons, par Sylvie Viallefond
-Les larmes de sirène, par Hubert Canonici
-UN Nous, par Carole Zalberg
-Vérité d'alcôve, par Karlheinz
-Après la chose, par Liveriu
-Le verrou, par Liveriu
-Bacchanale, par Dominique Giudicelli
-Yassin et François, par Joseph Antonetti

Vous disposez de 6 points à distribuer aux 3 textes que vous préférez. Vous pouvez voter en répondant à ce message ou en m'envoyant un mot en MP, si vous préférez : 3 points à votre favori, 2 au suivant, 1 au troisième.


Dernière édition par Dominique Giudicelli le Mar 7 Oct - 13:44, édité 1 fois
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Message le Mar 7 Oct - 18:23 par liveriu

1- il n'y a rien à faire cela reste et j'ai beau râler : KarlHeinz
2- Sylvie Viallefond j'ai aimé voyager dans ce beau texte
3- Hubert dont on ne saurait se passer pour être bien
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Message le Mar 7 Oct - 18:45 par Karlheinz L.K.

1-Sylvie et son "Comme les ours ou les hérissons", parce qu'il est son immense, et elle sa minuscule
2-Joseph, parce que je me suis bien marré, et que ça tombe toujours aussi lourd
3-Liveriu avec "Après la chose", j'aime son style, c'est impitoyable

Hors concours

4-Dominique pour son putain de style, une leçon
4-Hubert, parce qu'il me fait chier à écrire ses meilleurs trucs hors-concours Laughing
4-Liveriu pour sa croute hollandaise et sa fin à la Antonetti (et son style...) !
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Message le Mar 7 Oct - 19:39 par Marco B

1. Les larmes de Sirène, de Canonici, parce que c'est poétique et bien trouvé.
2. Zalberg, parce que c'est délicat et dans le sujet.
3. Le Verrou, de Liveriu, parce que je me bidonne à chaque fois avec ce pourceau d'Antoine, sadien frustré.

Et c'est profondément injuste pour les autres, mais il faut choisir.
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Message le Mar 7 Oct - 20:52 par Sylvie Viallefond

Sincèrement j'ai beaucoup aimé tous ces textes, je choisis en tranchant
- vérité d'alcôve de Karlheinz, on ne voit rien venir et VLAN, la catastrophe
- après la chose de Liveriu, on le voit venir, et VLAN, c'est bien aussi
- à égalité Yassin et François, de Joseph Antonetti, c'est comme du casanis sans eau et en même temps c'est doux, on sent qu'ils s'aiment depuis longtemps
Et les Bacchanales de Dominique , pour le style envoûtant, la puissance
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Message le Mar 7 Oct - 21:48 par Hubert Canonici

Tous les textes m'ont plu, des registres bien différents alors que prendre comme critères? Il faut bien trancher:

-Bacchanale, par Dominique Giudicelli - Parce qu'il y a de la lumière tamisée rouge, parce qu'il y a une impressionnante maîtrise littéraire couplée à une vérité poétique. Du Lady.

-Après la chose, par Liveriu - Je ne sais pas, j'ai pris un coup de pied au cul et perdu 20 ans.

-Yassin et François, par Joseph Antonetti & -Vérité d'alcôve, par Karlheinz - Pour l'humour noir, précis, le côté bref et punchy, une chute percutante...

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