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Interview Patricia Giuntini : à propos de "Force : nom féminin".

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Marco B
Admin

Messages : 422
Date d'inscription : 30/01/2013
16042014

Interview Patricia Giuntini : à propos de "Force : nom féminin".

Message par Marco B

Avant sa représentation du 17 avril à Bastia, Barbara Ettori-Morandini a rencontré Patricia Giuntini pour Praxis Negra. Où l'on parle de la pièce "Force : nom féminin".


Mercredi 09 avril, au théâtre de poche de la maison des associations St Angelo à Bastia, Patrícia Giuntini interprétait une pièce dont elle est l'auteur, intitulée: "Force: nom féminin".
Patrícia  (avec un intrigant accent sur le í ) est une jeune femme d'origine brésilienne, mariée à un balannin, Stephane.
Passionnée d'art dramatique depuis sa plus tendre enfance, à Rio de Janeiro, elle en a fait son métier, côtoyant au fil du temps de prestigieuses compagnies .

Dans le cadre des journées internationales de la femme, l'association "Entr'aide et loisirs" basée à Calenzana, lui a confié la mission de créer et interpréter une pièce mettant en avant le courage des femmes.

Sur scène l'auteur-comédienne nous dresse les portraits successifs de trois femmes aux destins exceptionnels. Trois combattantes, trois résistantes, trois éprises de liberté dont les destins se croisent,  Anita Garibaldi, Olga Benário et notre Danielle Casanova. Mêlant faits réels et narration, pratiquement seule sur scène et avec un minimum d'accessoires, le spectateur ne peut que souligner la prouesse de la comédienne.

Que les bastiais se rassurent, ils auront encore la possibilité d'assister à deux représentations, jeudi 17 et mercredi 23 avril.
D'autres représentations suivront en Haute-Corse.



Praxis Negra : D'où vous est venue l'idée d'écriture d'une telle pièce?


Patricia Giuntini : En tant que comédienne, j'ai toujours eu envie d'interpréter des personnages forts. Anita Garibaldi et Olga Benário m'ont toujours fascinée. Cela faisait un moment déjà que je rêvais de pouvoir porter leurs histoires à la scène et quand je suis arrivée en Corse, j'ai été enchantée par la vie de Danielle Casanova. Et puis, je me suis rendu compte que toutes les trois avaient des connexions entre elles. Chacune à son époque et dans son contexte, renonça à vivre une existence commune pour tenter de changer le monde, prenant des risques sans regarder en arrière et sans avoir de regrets. C'est la démonstration la plus pure qu'il soit de la force d'un individu, de la force des femmes. Plus tard, j'ai découvert que dans le dictionnaire, le mot « force » est suivi de la description « nom féminin » et j'ai pensé : « je l'ai ! ». Et ainsi est née « Force : nom féminin ».

PN : Le spectateur a la sensation d'être au plus près de l'intimité des protagonistes. Pour atteindre cet effet, vous êtes vous beaucoup documentée ou avez-vous opté pour laisser votre imagination agir?


PG : La pièce contient beaucoup de références historiques et je ne peux pas me permettre d'inventer des faits qui ne se sont pas produits. Après tout, ce ne sont pas des personnages de fiction. J'ai fait une recherche poussée qui m'a fourni des informations suffisantes pour que je puisse réunir les faits les plus pertinents et les organiser de manière à ce que cela soit intéressant pour moi, en tant que comédienne, de les interpréter. J'ai alors opté pour l'écriture de monologues dans lesquels les personnages narrent leurs propres existences et revivent certains épisodes, en faisant du public leur confident.

PN : Le français n'est pas votre langue maternelle, vous avez d'abord pensé cette pièce en portugais puis vous l'avez traduite avec votre époux. Pensez-vous que la traduction à permis de retranscrire l'ensemble du message que vous aviez initialement élaboré? Toutes les nuances que vous souhaitiez faire naître en portugais sont-elles présentes en français? D'autres sont-elles apparues?

PG : Je pense que la traduction a été efficace sur ce point (NDT : je l'espère!). La traduction, de manière générale, est une adaptation. C'est pourquoi j'ai de la chance d'avoir comme traducteur mon mari, avec lequel je peux discuter de notre travail respectif pour qu'il y ait le moins de pertes de sens ou de nuances possible.

Traduit du portugais (Brésil) par Stéphane Giuntini.

 
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